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Choisir sa langue

lundi 30 novembre 2009

Flying Hawk a dit :



La vie dans un tipi est bien meilleure ; il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, facile à déplacer. L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil et ne peut être déplacée ; elle est toujours malsaine. Les indiens et les animaux savent mieux vivre que l'homme blanc ; personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau.

Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes restassent dans un endroit, il aurait fait le monde immobile ; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les oiseaux et les animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mûres ; la lumière du soleil permet de travailler et de jouer, la nuit de dormir ; l'été, les fleurs s'épanouissent et l'hiver elles dorment ; tout est changement ; chaque chose amène un bien ; il n'est rien qui n'apporte rien.

L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. Voilà pourquoi les Indiens ne peuvent être d'accord avec lui.

Le chef Flying Hawk (1852/1931), Sioux Oglalas, était le neveu de Sitting Bull - Il combattit au côté de Crazy Horse puis intégra le cirque de Buffalo Bill avec lequel il voyagea dans tous les Etats Unis.
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L'habit ne fait pas le moine


mercredi 25 novembre 2009



Nous devons prendre soin de la terre car c'est à la terre que nous devons la vie.

Les paysans travaillent la terre pour se nourrir et nourrir leurs semblables.
Sans leur travail, la vie s'arrêterait.
C'est à eux que les gens qui habitent les villes doivent leur vie.
Si les paysans s'arrêtaient de nourrir les villes,
les villes ne pourraient pas continuer à vivre.
Car chaque être humain a besoin de se nourrir
et c'est le paysan qui assure cette nourriture.

Pierre Rabhi


Il me semble primordial de rappeler cette évidence dans un monde qui oublie de plus en plus les bases élémentaire de la vie.
Nous avons fait de nos enfants (sous prétexte de leur donner une vie meilleure) des êtres éloignés de la terre et de ses enseignements ; des êtres incapables de subvenir à leurs besoins  autrement que par l'argent  ; des êtres enchaînés à l'exigence, à la tyrannie de faire du fric pour survivre.
La France était un pays de paysans....aujourd'hui, elle méprise ses petits paysans ; seuls les quelques gros exploitants de la terre (à coup d'herbicides, d'engrais chimiques, de semences dénaturées, d'OGM) ont le pouvoir terrien. Au nom de ce métal qui nous rend fou, ils nous empoisonnent et empoisonnent la terre pour des générations ; générations d'êtres humains qui ne sauront plus comment planter un chou !

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dimanche 22 novembre 2009


Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un seul exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : "Ma fleur est là quelque part..." Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'étaignaient !

Et ce n'est pas important ça !

Le Petit Prince
St Exépury

Tout est question d'état d'esprit !!!



"Je n'avais encore jamais vu de Wasichus (homme blanc) et je ne savais pas de quoi ils pouvaient avoir l'air ; mais tout le monde disait que les Wasichus allaient venir, qu'ils nous prendraient nos terres, nous extermineraient et qu'il nous faudrait tous mourir au combat.
Jadis nous étions heureux sur nos terres et nous avions rarement faim parce qu'alors les deux-jambes (êtres humains) et les quatre-jambes (animaux quadrupèdes) vivaient ensemble comme une grande famille et il y avait assez de tout, pour eux comme pour nous.
Mais les Wasichus sont venus et ils ont fait de petits îlots pour nous et d'autres petits îlots pour les quatre-jambes et ces îlots deviennent toujours plus petits devant la marée montante des Wasichus, marée sale de tromperies et d'avidité."
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Je peux me rappeler l'époque où les bisons étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, mais les Wasichus les ont tués tant et tant qu'il ne reste que des carcasses là où ils venaient paître auparavant. Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger ; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois, ils ne les dépeçaient même pas ; ils ne prenaient que les langues et j'ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langue de bison séchées.
Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Parfois, ils ne prenaient même pas les langues; ils tuaient simplement pour le plaisir de tuer.



Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins.

Hehaka Sapa (Chef Sioux)

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samedi 21 novembre 2009



Alors Almira dit, Parle-nous de l'Amour.

Et il leva la tête et regarda le peuple assemblé, et le calme s'étendit sur eux. Et d'une voix forte il dit :

Quand l'amour vous fait signe, suivez-le.

Bien que ses voies soient dures et rudes.

Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.

Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.

Et quand il vous parle, croyez en lui.

Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.

De même qu'il vous fait croître, il vous élague.

De même qu'il s'élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,

Ainsi il descendra jusqu'à vos racines et secouera leur emprise à la terre.

Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.

Il vous bat pour vous mettre à nu.

Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.

Il vous broie jusqu'à la blancheur.

Il vous pétrit jusqu'à vous rendre souple.

Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.

Toutes ces choses, l'amour l'accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre coeur, et par cette connaissance devenir une parcelle du coeur de la Vie.

Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l'amour et le plaisir de l'amour,

Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l'amour vous moissonne,

Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.

L'amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.

L'amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.

Car l'amour suffit à l'amour.

Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire : "Dieu est dans mon coeur", mais plutôt, "Je suis dans le coeur de Dieu".

Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l'amour car l'amour, s'il vous en trouve digne, dirige votre cours.

L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir.

Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu'ils soient ainsi :

Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.

Connaître la douleur de trop de tendresse.

Etre blessé par votre propre compréhension de l'amour ;

Et en saigner volontiers et dans la joie.

Se réveiller à l'aube avec un coeur prêt à s'envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d'amour ;

Se reposer au milieu du jour et méditer sur l'extase de l'amour ;

Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;

Et alors s'endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre coeur et un chant de louange sur vos lèvres.

Kalil Gibran - Le Prophète

samedi 14 novembre 2009

Toucher la terre, une pratique de guérison


Arizona-Havasupai


"L'une des vues les plus profondes que vous puissiez vous efforcer d'obtenir est la vue du non-soi. Mais le non-soi n'est pas une théorie, une doctrine ou une philosophie. Le non-soi est seulement la vue qui doit être touchée directement par la pratique. En tant que pratiquant, nous ne devons pas parler du non-soi d'une façon qui serait sans rapport avec notre vie de tous les jours. J'ai recommandé que tous les amis qui viennent ici au village des Pruniers pendant l'été apprennent et pratiquent le toucher-de-la-terre. Toucher la terre est une des nombreuses pratiques que nous faisons au village des Pruniers afin de toucher la nature du non-soi. C'est une pratique très efficace de guérison. Elle guérit le corps et l'esprit. Nous devons faire cette pratique tous les jours.

Vous vous tenez ainsi, mains jointes sur la poitrine, devant un arbre par exemple, ou le ciel bleu, ou un dandelion, ou la statue du Bouddha, ou ce que vous voulez- parce que toute chose a en soi le Bouddha, cette dimension ultime. Se prosterner devant toute chose est bien, la lune, l'étoile du matin... Vous laissez advenir votre vraie présence et vous êtes là à cent pour cent de vous-même. Alors vous vous prosternez et touchez la terre. Toucher la Terre de vos pieds, vos bras, votre front. Touchez-là profondément, pas à moitié.

Parce que dans cet acte, vous vous rendez. Rendre quoi et à quoi ? Vous rendez le moi, l'idée du moi. Penser que vous êtes une entité séparée, est la cause racine de votre souffrance. Quand vous touchez la terre profondément - la terre peut être votre mère, votre père, la base de votre être, vous-même - vous rendez l'idée d'exister séparément.
Puis vous souriez et écarter les mains. Le fait d'écarter les mains, paumes tournées vers l'intérieur, veut dire "je ne suis rien". Il n'y a rien - ni mon intelligence (nous sommes très fiers de notre intelligence), ni nos talents, ni nos diplômes, ni notre position sociale. Nous sommes fiers de beaucoup de choses que nous avons ou que nous sommes, mais quand nous nous tenons ainsi, nous sourions et savons, nous savons que tout cela nous a été transmis par nos ancêtres.

Thich Nhat Hanh
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mercredi 11 novembre 2009


Avant de se manifester dans la communauté la Paix est à cultiver dans le coeur de  chacun d'entre nous....
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vendredi 6 novembre 2009

C'est l'amour qui fait la différence !!! (suite)

L'ignorance, la peur, la surestimation du Soi, autant de poisons qui transforment l'être humain en bourreau.

Mais le bourreau d'aujourd'hui ne deviendra-t-il pas la victime demain ?



l'Ourse Canelle
Sa fin tragique et stupide, elle était la dernière ourse des pyrénnées !
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"Respire, tu es vivant...
La pleine conscience est l'énergie du Bouddha. Il faut s'entraîner par la pratique de la respiration consciente pour faire naître l'énergie de la pleine conscience et la maintenir vivante. Cette énergie-là nous éclaire, nous permet d'être concentré et d'être vraiment là ; elle nous permet aussi de regarder profondément dans le coeur des choses. Et de ce regard profond naît la vision profonde ; la pleine conscience amène la compréhension, l'amour et aussi la libération de la douleur."
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Thich Nhat Hanh (1996)

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jeudi 5 novembre 2009