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Choisir sa langue

jeudi 29 juillet 2010

Il est tôt....le Dieu se lève...


Ce matin, vendredi 30 juillet 2010, dans l'Hérault en France, le soleil se lève derrière le Mont Ventoux, le Géant de Provence -






Le Soleil levé, la Terre s'illumine................

Ce soir...le coucher du Dieu Soleil....





- Jeudi 29 juillet 2010, dans l'Hérault -

IL FAUT SAUVER L OURS DES PYRENNEES


Cliquez sur le titre, entrez et signez la pétition, pour lui, il a autant de droit que nous de vivre en paix .
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mercredi 28 juillet 2010

Lecture...

15 clés pour lâcher prise

14ème clé


Saisir la spiritualité de toute cette démarche


• Bien-être zen au quotidien, Flavia Mazelin Salvi et Érik Pigani, éd. Le Livre de Poche

Deux journalistes du magazine Psychologies ont associé leurs talents pour nous inviter à modifier notre vie de façon zen, c’est à dire tranquillement et rigoureusement. Prenant tour à tour la plume, Flavia Mazelin Salvi et Érik Pigani nous font faire une traversée très concrète de l’existence. Le métro est en grève. Votre travail vous tue de monotonie. Les factures s’accumulent. Le temps va trop vite. Vous n’avez plus le temps de rien faire. La routine s’est installée dans votre couple. Vous ne vous sentez plus attiré(e) par votre conjoint(e). Les enfants se disputent. Le cadet ne veut plus aller en classe. Vous ne savez plus vous faire obéir. D’ailleurs vous ne savez pas dire non à grand monde... Soixante scénarios types de la vie contemporaine vous sont ainsi présentés. Comment en sortir ? Certainement pas d’un seul coup, ni en vous précipitant, mais en mettant en application telle ou telle des douze leçons que les auteurs ont tirées de la philosophie zen. Douze leçons très concrètes elles aussi, présentées avec des exercices pratiques adéquats : Jardinez votre temps ; Cultivez la simplicité ; Prenez soin de votre dos ; Respirez en paix ; Marchez en conscience ; Cuisinez comme un tenzo ; Plongez dans la sérénité ; Relaxez-vous en musique ; Initiez-vous à l’art de l’encens ; Offrez-vous une pause thé ; Écoutez votre jardin intérieur ; Méditez sans modération.
 
Aucun baratin. Rien que des propositions pratiques. Un guide de qualité, rédigé avec humour et conscience.

jeudi 22 juillet 2010

Planète Yoga

Yoga et handicap

A l'âge de 13 ans, la vie de Matthew Sanford a basculé en un instant quand un terrible accident d'automobile a tué son père et sa sœur et l'a laissé paralysé à partir de la taille. Après avoir passé douze années à considérer les deux tiers de son corps comme un objet, « comme une tête au bout d'un bâton », il a voulu être en contact avec tout son corps.


Matthew Sanford s'est alors tourné vers le yoga et a découvert que les postures de cette discipline lui insufflaient un nouveau sentiment d'énergie, des sensations, des vibrations à travers tout son corps. En 1998, il a commencé à adapter les postures du yoga à l'intention des personnes atteintes de divers handicaps, y compris la paralysie, les lésions cérébrales, la sclérose en plaques et la paralysie cérébrale. Ce faisant, il s'est rendu compte que sa perspective unique était un atout précieux pour enseigner également le yoga aux étudiants bien portants. « Vivre intensément dans tout son corps, que l'on soit paralysé ou non, est une part importante de la vie », dit-il.


Matthew Sanford fonda Mind Body Solutions, organisation sans but lucratif visant à améliorer la connexion esprit-corps dans la vie de tous les jours. Il propose aujourd'hui toute une série de cours de yoga dans son studio, organise des ateliers et séminaires à l'intention des sociétés, services de santé et organisations communautaires et continue à enseigner un yoga adaptatif au Courage Center, établissement de rééducation réputé situé dans le Minnesota, où il vit.




Grâce à des programmes tels que «Faire travailler votre corps» et «Le yoga au bureau», il apprend aux employés de ces organisations à utiliser le yoga pour accroître leurs forces, réduire le stress et améliorer leurs perspectives mentales.


Marié et père d'un fils de six ans, Matthew Sanford a également trouvé le temps d'écrire un livre intitulé Waking, A Memoir of Trauma and Transcendence, dans lequel il fait part de ses expériences et explore l'importance des rapports entre l'esprit et le corps.


Il résume ainsi sa philosophie : « Établir la connexion entre l'esprit et le corps n'est pas simplement une tactique salutaire. C'est une prise de conscience qui peut changer le monde. »
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Cet article provient du site USinfo.state.gov

mardi 20 juillet 2010

lundi 19 juillet 2010

Sauvegardons les semences de la vie!
Par Pierre Rabhi le jeudi 10 mai 2007

Le monde végétal relève de la même complexité que les autres règnes. Que la vie des végétaux soit intimement liée à celle du sol est une évidence, une banalité pour tout le monde. Pour l’agroécologiste, cette liaison va bien au-delà d’un phénomène élémentaire. Car le végétal est aussi le langage de l’organisme silencieux que représente la terre. Du lichen initial au séquoia, le peuple végétal est infini : de forme, de taille, de fonction, de substance, de couleur, de floraison, de fructification…infiniment diversifiées.

Selon les latitudes et les climats, cette toison de jade recouvre une partie très importante des terres émergées. Même les déserts les plus torrides et les plus froids recèlent des végétaux dont les prouesses d’adaptation semblent révéler une sorte d’intelligence par des stratagèmes extraordinaires pour survivre, des « techniques » très élaborées pour se reproduire, se propager, agrandir leur territoire, résister à l’adversité, au chaud et au froid, tirer parti des maigres ressources en eau …etc.

Le drame de la déforestation par le fer et le feu avec lesquels nous dévastons les grandes forêts est d’une tristesse infinie car, outre l’inintelligence et l’aveuglement que traduisent nos actes, nous faisons disparaître un bien extraordinaire dont nous sommes loin d’avoir réalisé l’inventaire. Mais l’instinct de pillards semble l’emporter sur le bon sens le plus élémentaire et la technologie décuple les effets négatifs de nos agissements. C’est ainsi que la préservation de la biodiversité végétale est l’un des très grands enjeux pour la survie mais ne semble pas pour autant alerter la conscience collective ni des décideurs, ni des citoyens.

Depuis la naissance de l’agriculture, les humains n’ont cessé d’intégrer des végétaux dans leur menu augmentant sans cesse le potentiel alimentaire, l’améliorant, l’adaptant à leur usage spécifique pour se nourrir, se soigner, se vêtir, construire leur abri, mais aussi en savourer les parfums, les arômes, les couleurs, la beauté et la subtilité. Les végétaux ont mis à profit la mobilité humaine et même à l’occasion de confrontations violentes, pour se propager, s’échanger, s’adapter à de nouveaux biotopes d’abord continentaux, puis intercontinentaux. Avec la découverte de l’Amérique, le potentiel augmente d’une façon spectaculaire : pommes de terre, tomates, maïs, tabac…etc. nous sont désormais familiers et bien installés dans notre quotidien.

Avec l’ère de la technoscience, de la productivité, de la marchandisation et du profit financier sans limite, la donne change brutalement. L’application des principes industriels à l’agriculture ne voit plus dans les végétaux qu’une source de profit financier. Le charme est en quelque sorte rompu, remplacé par la spéculation froide des samouraïs de l’économie. Alors commence un processus de sélection et de transformation, le paysan lui-même devient un industriel de la terre chargé de produire de la matière première vivante pour les usines de transformation qui réalisent de la valeur ajoutée sur son dos.

Petit à petit, la règle se planétarise, concerne tous les continents. Alors s’amorce un appauvrissement sans précédent du patrimoine domestique génétique enrichi depuis des millénaires par l’ensemble du genre humain.

Un processus d’usurpation graduelle se met en route avec l’accaparement de ce bien commun que l’on appelle semence, à savoir le principe même de la vie et de la survie. Peu de citoyens sont vraiment conscients de ce « hold-up » qui est fait au détriment de l’ensemble de l’humanité par des confréries de profiteurs internationaux. Pire encore, les confrères ont réussi à se donner l’image de bienfaiteurs de leur semblables et peut-être même que certains en sont profondément convaincus. La mainmise sur le fondement de la pérennité des végétaux indispensable à la pérennité de l’humanité donne un pouvoir exorbitant à ceux qui la détiennent. A partir de cette confiscation, s’ouvrent des secteurs de valorisation spéculative grâce à une sélection sur des critères parfois précieux, à des hybridations non reproductibles qui, sous le prétexte de performance génétique pour une meilleure productivité génèrent de la dépendance et renforcent le pouvoir quasi-discrétionnaire des monopoles.

Le dernier avatar de ce dernier courant qui convulse la planète concerne les organismes génétiquement modifiés et… brevetés. Avec les OGM, nous atteignons le summum de la transgression car nous portons atteinte à la logique fondamentale de la vie, à l’ordre strict qu’elle a établi pour garder sa cohérence, sa pérennité et son intégrité.

Dans ce registre, la recherche devient un alibi très présentable permettant à des scientifiques, subjugués par leur magistère, des firmes en mal de diversification pour de nouveaux secteurs de profit et à des politiciens consentants, complices ou impuissants de se coaliser pour jouer aux dés le destin collectif. Car nous sommes déjà bien habitués à des « nuisances scientifiques » engagées avec la certitude proclamée de leur innocuité. Une apocalypse biologique au sein de la nature et des pathologies jusque là inconnues, affectant les animaux et les humains, ne sont pas à exclure.

Quant à l’argument selon lequel c’est avec les OGM que l’on résoudra les problèmes de la faim dans le monde, non seulement il ne résiste pas à une analyse objective, mais les conséquences agronomiques, économiques et sociales désastreuses sont déjà le lot d’un nombre toujours croissant de petits paysans du Tiers-monde en particulier, acculés au suicide. Les OGM sont une grande imposture que l’agroécologie ne peut en aucun cas valider.

A tout cela, il faut ajouter une production végétale hors sol qui a recours à une quantité extravagante d’énergie combustible pour produire hors saison. Les systèmes artificiels tels que l’hydroponie ne retiennent du végétal que son processus de croissance hors du contexte naturel d’une terre vivante à laquelle il doit sa vitalité, sa qualité nutritive et sa saveur

Le monde politique n’ayant cure de ces problèmes pourtant majeurs, c’est encore des individus de la société civile qui les prennent en charge avec la force de leur conviction et la faiblesse de leurs moyens. Des associations s’organisent pour préserver et propager, par la création de petits conservatoires, telle ou telle espèce menacée de disparaître. Des semenciers militants se spécialisent dans les variétés traditionnelles reproductibles, transmissibles. D’autres élargissent considérablement la gamme des végétaux par une sorte de brassage quasi-planétaire au grand clam des monopoles leur opposant des réglementations et des restrictions à l’évidence arbitraires pour tenter de les éliminer au profit des productions massives d’hybrides qui envahissent les catalogues et les présentoirs de semences.

Ainsi, pendant que des intérêts parfois sordides endoctrinent, manipulent et créent du consentement auprès d’une opinion mal informée pour faire accepter ses appétits mercantiles, l’héritage génétique constitué depuis des millénaires et dont l’innocuité, l’adaptabilité, la reproductibilité, et l’efficacité alimentaires ne sont plus à démontrer ne cesse de disparaître chaque jour et de façon irréversible pour certaines espèces. Il va de soit que l’agroécologie ne peut souscrire à ce désastre et doit au contraire, de toutes les manières possibles, contribuer à l’arrêter. La sauvegarde de la biodiversité végétale est une de ses grandes priorités.

dimanche 18 juillet 2010

Lectures...


Jack Weatherford : Ce que nous devons aux Indiens d'Amérique et comment ils ont transformé le monde. Editions Albin Michel, collection Terre Indienne.

"Nous avons délibérément ignoré et sous-estimé la contribution des Indiens d'Amérique au monde dans lequel nous vivons, et nous n'autorisons les cultures indiennes qu'à une mort lente sans vouloir comprendre qu'elles ont tant de choses à nous enseigner." (Jack Weatherford)"
En 1492, Christophe Colomb pensait apporter la Civilisation au Nouveau Monde; cinq siècles plus tard, il est temps de reconnaître à quel point le Nouveau Monde a influencé notre civilisation. Jack Weatherford, professeur d'anthropologie, nous invite dans ce livre étonnant à faire l'état de l'inestimable contribution des peuples amérindiens à notre histoire collective : de nos habitudes alimentaires (60% des aliments consommés aujourd'hui viennent des Amériques) à nos techniques agricoles, de nos connaissances médicales (dont la quinine et l'aspirine) à nos modes de gouvernement, de notre développement économique (grâce aux masses d'or et d'argent des Aztèques et des Incas) à nos systèmes de pensée (les sociétés indiennes ayant inspiré Montesquieu, Rousseau...).

vendredi 16 juillet 2010

Lecture...

15 clés pour lâcher prise

13ème clé


L’exemple d’une reine de l’art de vivre


• L’Art de la simplicité, Dominique Loreau, éd. Robert Laffont

Épurez votre maison ! Videz vos armoires ! Abandonnez vos achats compulsifs ! Mangez plus frugal ! Débarrassez-vous des tonnes de superflu qui vous empêchent de vivre !
Les injonctions de Dominique Loreau sonnent quasiment comme des ordres. Non qu’elle soit de tempérament autoritaire, mais parce que son bonheur s’est si clairement épanoui le jour où elle a osé faire le grand vide, que nous sommes formidablement tentés de l’imiter.
Attention, le “grand vide” concerne absolument tous les aspects de l’existence : la garde-robe aussi bien que la bibliothèque, le garde-manger aussi bien que le carnet d’adresses !

Pour cette grande voyageuse - finalement subjuguée par le Japon zen où elle vit depuis vingt ans -, nos vies sont encombrées de toutes les manières possibles : trop d’objets et trop de nourriture, mais aussi trop d’activités, trop de relations, trop de bavardages, trop de pensées...
Quel que soit le domaine que l’on regarde, notre espace-temps est rempli comme un cagibis, où il est impossible d’évoluer. Or, ce qui nous encombre n’est presque jamais vitalement indispensable. Toute la force de l’esprit zen est de montrer que l’esthétique naît de la seule utilité vitale.
À mesure que Dominique Loreau nous entraîne dans son dépouillement (étonnamment sensuel), passant d’une maison (presque) vide à un corps (presque) austère, et de là à un esprit (complètement) vivant, un formidable désir de simplification nous envahit nous aussi.
Un guide pratique qui est aussi une leçon de sagesse.

Lecture...

15 clés pour lâcher prise

12ème clé


Ne pas oublier le quotidien bien concret


• Je veux du temps pour moi, Marie Venhorst, éd. d’Organisation

Les 35 heures, la RTT, le travail à temps partiel, les congés de maternité ou paternité, les périodes sabbatiques, les loisirs de ressourcement, l’engagement associatif bénévole, ou encore les mercredi consacrés aux enfants, bref le droit à un temps privé aussi important, sinon plus, que le temps travail, voilà la nouvelle réalité : en vingt ans, la mentalité des Français a complètement muté. Plus question de brûler l’essentiel de sa vie au boulot. Les plus convaincus ne sont pas ceux qui exercent les professions du bas de la hiérachie : les jeunes cadres sont de loin ceux qui se félicitent le plus de la voie inaugurée en 1997 - avec en tête, les cadres femmes. Victoire des bobos (bourgeois bohèmes) ? Peut-être. Toujours est-il que, point par point, avec beaucoup de références et de statistiques, Marie Venhorst reprend le dossier et renverse les idées reçues. Non, le fond de ce mouvement n’est pas une vaste démotivation, ni une stratégie de planqués ou de paresseux. Au contraire, dans bien des entreprises, les DRH (direction des ressources humaines) confirment ce que disent les intéressés : travailler moins longtemps, ce n’est pas travailler moins bien. Mais cela exige plus d’imagination et de créativité. Plus de responsabilité individuelle, d’esprit adulte.
Vous sentez-vous concerné ?

jeudi 15 juillet 2010

La lutte contre la déforestation : une urgence majeure pour la planète


Au premier rang des préoccupations environnementales actuelles, la maîtrise des gaz à effet de serre, et notamment du CO2, fait aujourd’hui figure de combat prioritaire pour de nombreux acteurs de la défense de l’environnement, qu’il s’agisse des gouvernements, des organisations non gouvernementales ou des particuliers.

Les forêts jouent un rôle central dans ce combat. En effet, comme on peut le lire sur le site de l’association Planète Urgence :

« Outre son rôle de productrice d’oxygène (par la photosynthèse) indispensable à notre vie, la forêt contribue au maintien des espèces animales et végétales, à la régulation du cycle de l'eau, à la protection des sols et aux grands équilibres naturels et climatiques.

Equilibre du climat et stockage du carbone :

A l’échelle régionale, l’ensemble de strates (herbacées, arbustes, canopée...) qui composent la forêt présente une réelle stabilisation du climat local, un pouvoir tampon vis à vis des variations climatiques extérieures. A l’échelle planétaire, les forêts permettent de séquestrer le carbone dans sa biomasse végétale puis dans le sol, ce qui réduit la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, tel le dioxyde de carbone (CO2), et contribue donc à ralentir le réchauffement climatique.

Protection des sols et régulation des eaux douces :

La matière organique, provenant de la biodégradation, joue un rôle bénéfique sur la stabilité de la structure des sols. La présence d'un réseau racinaire dense et d'une couche d'humus augmente la capacité de rétention de l'eau. La couverture forestière réduit le ruissellement et atténue les fluctuations du débit des rivières. En facilitant l'infiltration de l'eau dans le sol, les forêts contribuent également à filtrer les polluants et à alimenter les nappes phréatiques en eau de qualité, minérale et organique, très stable.

Conservation des écosystèmes :

Actuellement, 1.5 million d'espèces végétales et animales sont scientifiquement décrites. Selon les estimations les plus timides, le nombre total d'espèces se situerait entre 3 et 10 millions. Une des caractéristiques les plus remarquables des forêts, notamment tropicales, est leur énorme biodiversité. Il est présumé que sur le nombre total d'espèces vivant sur terre, 50 à 75 % sont originaires des forêts tropicales humides. L'imprécision de ces estimations est due à l'incertitude quant au nombre actuel d'espèces. »

Pourtant selon les chiffres du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, le déboisement provoque la perte annuelle nette de  7,3 millions d’hectares par an, une surface de la taille d’un pays comme la Sierra Leone ou le Panama.

Autrement dit 200 kilomètres carrés de forêt disparaissent chaque jour de la surface de la planète, soit l’équivalent de 18 terrains de football par minute !...

Cette surexploitation concerne particulièrement l’Afrique et l’Amérique du Sud, ainsi que certains pays d’Asie comme l’Indonésie.

A l’inverse, l’Europe et les Etats-Unis, où des programmes de protection ont été mis en place, voient la ressource forestière se remettre à progresser.




Lecture...

Phoenix, Arizona - Sherman Alexie

Sherman Alexie est un Indien. Un Indien Spokane, il est l'ami de Jim Harrison, normal, logique. "Phoenix Arizona" est un recueil de nouvelles mettant en scène les Indiens Spokane dans leur réserve et leurs quelques virées dans le monde des Blancs.

Extraits :

"Quand un couple indien commence à se déchirer, c'est plus destructeur et douleureux que partout ailleurs. Un siècle plus tôt, les mariages indiens se défaisaient facilement. L'homme ou la femme se contentait de prendre ses affaires et de quitter le tipi. Il n'y avait pas de querelles, pas de discussions. Aujourd'hui, les Indiens se battent jusqu'au bout, s'accrochent à ce qui reste, tout ça parce que nos existences sont vouées à la survie."

"Sur une réserve, les hommes indiens qui abandonnent leurs enfants sont encore plus mal considérés que les hommes blancs qui font pareil. C'est parce que les Blancs agissent ainsi depuis toujours, alors que les Indiens viennent juste d'apprendre à le faire. Voilà ce que donne parfois l'assimilation."

"Qu'étaient devenus les liens tribaux, le sens de la communauté? La seule réalité qu'il partageait avec les autres, c'était une bouteille et des rêves brisés."

"James lui était peut-être né comme ça et qu'il désirait rester comme ça parce qu'il ne voulait pas grandir pour voir et faire ce que nous tous on voit et on fait."

"Au milieu de chaque parcours d'une nuit de beuverie, il y a un moment où l'Indien se rend compte qu'il ne peut pas revenir vers la tradition et qu'il n'a pas de carte pour le guider vers l'avenir."

"Il a fallu que je comprenne ce que cela signifiait d'être un garçon, puis un homme. Et surtout, ce que cela signifiait d'être un Indien, et sur ce point, il n'existe aucun manuel pratique."

Jean-Yves LELOUP


Petite histoire indienne...

«supposez que dans la pénombre, alors que vous marchez sur le chemin, vous apperceviez un gros morceau de corde roulé par terre et que vous le preniez pour un serpent...


Ce serpent n'a pas d'existence réelle en tant que serpent...il n'est qu'une apparence fausse, assumée à vos yeux par une corde...


Mais il a une réalité d'ordre phénoménal et pragmatique...subjectivement vous le trouvez vrai...


Et cela au point qu'il vous fait reculer d'effroi, que votre coeur se met à battre plus rapidement....et que si vous avez des troubles cardiaques vous pouvez en mourir !


Et malgré cela...c'est toujours une corde innoffensive...Il suffit que vous voyiez sa nature réelle, que vous perdiez à son sujet l'illusion qui existe uniquement dans votre esprit...pour qu'à vos yeux le serpent disparaisse à jamais...ce serpent qui n'a d'ailleurs jamais existé...


En fait vous ne pouvez jamais voir ensemble la corde et le serpent...la vision de l'un exclut forcèment la vision de l'autre...et c'est en étudiant le serpent qu'on arrivera à le faire disparaître et à voir la corde...»
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vendredi 9 juillet 2010

Lecture...

15 clés pour lâcher prise

11ème clé


Admettre que l’essentiel nous dépasse


• Vivre, la psychologie de l’expérience optimale, Mihaly Csikszentmihaly - Préface de David Servan Schreiber, éd. Pocket

Qu’est-ce que le bonheur ? On peut prendre la question sous tant d’angles différents, qu’à la fin, elle nous échappe. Le psychologue américain d’origine hongroise Mihaly Csikszentmihaly a décidé de chercher une réponse scientifique : en interrogeant des milliers de personnes, il a fini par aboutir à un état de conscience particulier, qu’il a baptisé « fluidité », ou « expérience optimale ». C’est le commun dénominateur de TOUS les bonheurs, résumé par cette phrase, qui revient très souvent dans la description précise de l’état heureux : « Toutes mes énergies formaient un flot. » Ou, dit autrement : « Mon état intérieur se trouvait en cohérence, à l’opposé du chaos. » Ça a l’air tout simple. Y parvenir de manière consciente n’est pas évident. Mais possible, et Mihaly Csikszentmihaly nous montre par de multiples exemples comment nous y prendre. C’est une démarche volontaire, mais pas volontariste : le « flot » nous dépasse tellement ! En réalité, quelle que soit notre situation objective (même supposée paradisiaque ou infernale), notre bonheur ou notre malheur ne dépendent fondamentalement que la façon dont nous appréhendons cette situation. Découvrir que la science psychologique peut nous apprendre à manœuvrer cette appréhension est une formidable nouvelle. Il n’est pas étonnant que le Dr David Servan-Schreiber ait salué avec enthousiasme la sortie de ce manuel à la fois pratique et subtil.

lundi 5 juillet 2010

 Le temps est en marche

- Oodgeroo Noonuccal (Kath Walker) -



Les mineurs violent

Le coeur de la terre

De leur pelle violente.

Volant, embouteillant son sang noir

Pour l'intérêt d'un commerce cupide.

Sur son trône métallique de destruction,

Il travaille avec la volonté,
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D'entasser les minéraux des montagnes

A l'aide d'outils géants et de foreuses d'acier.



Dans son avidité de pouvoir,

Il détruit l'ancienne volonté de la nature.

Pour l'intérêt de l'obcène dollar,

Il salit le nid qu'il bâtit.

Il sait bien que la violence

Destructive de cette espèce

Sera écrite durement

Sur le sable du temps.



Mais le temps est en marche

Et le temps est proche,

Car les amis du Temps de Rêve s'attroupent

Pour défendre leur terre éternelle.

Viens, homme noir paisible

Vois ta force ;

Il est temps de prendre position.

Fais que le mineur violent sente

Ton violent

Amour de la terre.
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15 clés pour lâcher prise

10ème clé


Les chats nous montrent la voie


• Guide de relaxation pour ceux qui n’ont pas le temps Henri Brunel, éd. Le Seuil

Ce n’est pas la première fois qu’Henri Brunel, cet ancien proviseur de lycée qui enseigna le yoga pendant quarante ans, nous propose un livre sur la relaxation. Beaucoup d’entre vous avaient particulièrement apprécié sa Méthode du chat. Mais voilà que reparaît un ouvrage plus ancien... et c’est à nouveau un enchantement. Quelle merveille, oui, quel bijou que ces vingt-deux « relaxations pour ceux qui n’ont pas le temps » ! Rien de savant (apparemment) : Henri Brunel se présente comme le « portier » de la grande détente, celui qui va simplement nous donner quelques petits conseils concrets pour nous relaxer, là tout de suite, y compris si nous sommes en voiture, au travail ou en train de faire les courses. Détendre notre langue, par exemple, ou nos yeux, ou nos épaules. Dissoudre la boule dans notre œsophage. Puis étendre le calme au reste de notre corps, à nos pensées, à tout notre être. C’est écrit avec beaucoup d’humour et, mine de rien, derrière ces exercices (classés en « express », « aléatoires » et « escargots »), se profile le bout de l’oreille de l’une des plus grandes sagesses du monde. Celle du yoga. Le livre de chevet idéal.

Lecture...

15 clés pour lâcher prise
9ème clé


On peut aussi se choisir un lieu d’entraînement


• Abbayes en France - Lieux de séjour, lieux de silence - François Collombet, éd. Huitième Jour

Que ce soit dans le verdoyant vallon du Bec, surplombé en silence par le petit monastère bénédictin du Bec-Hellouin ; ou bien dans la vallée de la Creuse, où la grande abbaye de Fontgombault retentit de chants grégoriens de l’aube au coucher ; ou encore au bord du lac du Bourget, où l’immense monastère de Hautecombe regroupe, notamment par ses chants charismatiques nouveaux, des centaines de moines et de moniales venus du monde entier... la France compte encore des dizaines de communautés chrétiennes contemplatives, installées dans des lieux admirables, où vous pouvez, si vous le désirez, aller passer quelques jours, pour vous recueillir, pour méditer, ou simplement pour vous reposer. François Collombet nous propose un guide 2003-2004 des plus belles abbayes hôtelières de France, qui est à la fois très pratique - avec tous les renseignements nécessaires - et très beau - en particulier grâce aux photos de Richard Nourry.

Tous ceux qui ont soif de calme et de beauté apprécieront ce petit livre - même s’ils ne font que le regarder chez eux !

jeudi 1 juillet 2010

Enfin une bonne nouvelle

cliquez sur le titre..

Illusion, tout est illusion....


Cet affreux Sahara oriental, interdit désormais même au chameau et au bédouin, n'a pas toujours été cette image de désolation et de mort : l'homme préhistorique a pu y vivre, chassant la girafe et élevant des vaches, et puis le climat a changé, et il changera encore, comme ailleurs : les rennes ont quitté la France, ils y reviendront avec la prochaine période glaciaire.



La permanence des choses n'est qu'une illusion : à notre échelle d'êtres éphémères on ne voit pas naître et disparaître la montagne, les continents s'écarter ou se rejoindre, les climats passer du sec à l'humide ou du froid au chaud...


Comme on l'a dit, de mémoire de rose on n'a jamais vu mourir un jardinier.Et pourtant ceux-ci, comme la fleur, retourneront un jour à la poussière.


Tout s'écoule, tout passe, tout se transforme dans le domaine des choses visibles : ce sont seules les spirituelles, les invisibles qui elles sont éternelles.L'expression "réalités spirituelles" n'est au fond qu'un pléonasme...

Th. Monod
Bulletin des Veilleurs