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dimanche 24 janvier 2010


"Chose inouïe, c'est au-dedans de Soi qu'il faut regarder le dehors"

Victor Hugo




- Si vous, les hommes blancs, n'étiez jamais venus ici, ce pays serait encore tel qu'il était autrefois. Tout y aurait conservé sa pureté originelle. Vous l'avez qualifié de sauvage, mais en réalité il ne l'était pas, il était libre. Les animaux ne sont pas sauvages, ils sont seulement libres. Nous l'étions aussi avant votre arrivée. Vous nous avez traités de sauvages, vous nous avez appelés barbares, non-civilisés. Mais nous étions seulement libres.

- Lorsque les gens ne respecteront plus rien de ce qui existe et n'exprimeront plus leur gratitude au Créateur, alors toute vie sera détruite, et la vie humaine sur cette planète touchera à son terme. Voilà ce qui risque d'arriver aujourd'hui, et nous sommes tous responsables.

Chaque être humain a le devoir sacré de veiller sur la santé de Notre Mère la Terre, parce que c'est d'elle que provient toute vie.
Afin d'accomplir cette tâche, nous devons reconnaître l'ennemi - celui qui se trouve à l'intérieur de chacun de nous.
Nous devons commencer par nous-mêmes.
Nous devons vivre en harmonie avec le monde naturel, et prendre conscience que sa surexploitation ne peut conduire qu'à notre destruction.
Nous devons nous plier à la loi naturelle, ou subir les conséquences de sa rigueur.

Léon Shenandoah (Iroquois - dans les années 1980)





vendredi 22 janvier 2010

Qu'est-ce que vivre ?

Il ne faut pas s'accrocher aux alternatives en se disant  qu'elles vont changer la société. La société changera quand la morale et l'éthique investiront notre réflexion.
Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. Il s'agit d'un état d'une nature simple : j'appartiens au mystère de la vie et rien ne me sépare de rien. Je suis relié, conscient et heureux de l'être.
C'est là que se pose la question fondamentale : qu'est-ce que vivre ?
Nous avons choisi la frénésie comme mode d'existence et nous inventons des machines pour nous la rendre supportable. Le temps argent, le temps production, le temps sportif où l'on est prêt à faire exploser son coeur et ses poumons pour un centième de seconde.... tout cela est bien étrange. Tandis que nous nous battons avec le temps qui passe, celui qu'il faut gagner, nos véhicules, nos avions, nos ordinateurs nous font oublier que ce n'est pas le temps qui passe mais nous qui passons. Nos cadences cardiaques et respiratoires devraient nous rappeler à chaque seconde que nous sommes réglès sur le rythme de l'univers.
L'intelligence collective existe-t-elle vraiment ?
Je l'ignore mais je tiens pour ma part à me relier sur ce qui me paraît moins déterminé par la subjectivité et la peur, à savoir l'intelligence universelle. Cette intelligence qui ne semble pas chargée des tourments de l'humanité, cette intelligence qui régit à la fois le macrocosme et le microcosme et que je pressens dans la moindre petite graine de plante, comme dans les grands processus et manifestations de la vie. Face à l'immensité de ce mystère, j'ai tendance à croire que notre raison d'être est l'enchantement. La finalité humaine n'est pas de produire pour consommer, de consommer pour produire ou de tourner comme le rouage d'une machine infernale jusqu'à l'usure totale. C'est pourtant à cela que nous réduit cette stupide civilisation où l'argent prime sur tout mais ne peut offrir que le plaisir.
Des milliards d'euros  sont impuissants à nous donner la joie, ce bien immatériel que nous recherchons tous, inconsciemment ou non, car il représente le bien suprême, à savoir la pleine satisfaction d'exister.
Si nous arrivions à cet enchantement, nous créerions une symphonie et une vibration générales. Croyants ou non, bouddhistes, chrétiens, musulmans, juifs et autres, nous y trouverions tous notre compte et nous aurions aboli les clivages pour l'unité suprême  à laquelle l'intelligence nous invite.
Prétendre que l'on génère l'enchantement serait vaniteux. En revanche, il faut se mettre dans une attitude de réceptivité, recevoir les dons et les beautés de la vie avec humilité, gratitude et jubilation.

Ne serait-ce pas là la plénitude de la vie ?
Pierre Rabhi
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jeudi 21 janvier 2010



La Terre....Combien sommes-nous à comprendre cette glèbe silencieuse que nous foulons toute notre vie ?
Pourtant c'est elle qui nous nourrit, elle à qui nous devons la vie et devrons irrévocablement la survie .

Pierre Rabhi