Les champs d'OGM qui essayent de recouvrir la terre veulent devenir la pensée unique de la Nature,
comme la culture du colza ou du maïs au service des multinationales,
de la spéculation financière et des industriels de l'agriculture.
Quand les multinationales auront pris en main plus de 50% de l'alimentation mondiale, on verra s'éteindre petit à petit et définitivement le statut de paysan.
Pourrez-vous encore avoir un petit potager personnel sans être taxé ?
On ne mangera presque plus que de la bouffe industrielle.
La plupart des ménages posséderont un High Tech dans sa cuisine pour produire des repas de type Mac Do....
L'arme alimentaire sera au service d'enjeux géopolitiques, qui appauvrit les pauvres et enrichit les riches.
La diversité aura disparu,
les maladies animales (genre prion) et végétales se répandront comme la peste,
les industries chimiques et pharmaceutiques vendront des toxiques ou des vacccins pour enrayer les épidémies et les hommes trinqueront à l'oubli.
Il restera quelques espaces très chers, comme des "zoo" de la Nature, qu'on viendra visiter le dimanche ou pour les plus fortunés des safaris "nature" d'une semaine.
On trouvera cela trés rétro, mais si joli...
L'expansion du modèle de l'agro business, avec son cocktail de mécanisation, d'herbicides,
de pesticides, d'engrais chimiques et d'irrigation intensive, nous conduits aux nappes phréatiques polluées ;
et à l'épuisement des sols du à la monoculture entre autres.
Et nos petits cancers du foie et du pancréas qui sont en marche depuis quelques dizaines d'années,
les mettrons nous sous l'arbre du Noël de nos amis ?
Produire oui : mais pour produire mieux et plus sain. Reprendre les rênes de sa vie, de son environnement et de son alimentation, c'est devenu une ré-appropriation sociale et politique.
Il faut faire vite et bien avant que la Terre ne soit homogénéisée.
Benoit Magnat
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mardi 23 juin 2009

La créativité ne consiste pas simplement à peindre des tableaux et à écrire des poèmes - ce qui est bien, mais reste minime en soi. L'important est d'être mécontent de fond en comble car ce mécontentement global est le début de l'initiative qui devient créative à mesure qu'elle mûrit ; et c'est la seule manière de découvrir ce qu'est la vérité, ce qu'est Dieu, car Dieu n'est autre que l'état créatif.
Il faut donc éprouver ce mécontentement total, mais dans la joie - comprenez-vous ? Il faut être complétement mécontent, sans se plaindre, mais avec joie, avec gaieté, avec amour. La plupart des mécontents sont mortellement ennuyeux : ils se plaignent sans cesse du manque de justesse de telle ou telle chose, ou bien ils souhaiteraient avoir une meilleure situation, ou bien ils voudraient que les circonstances soient autres, car leur mécontentement reste très superficiel.
Quant à ceux qui ne sont pas du tout mécontents, ils sont déjà morts.
Si vous pouvez être en révolte tandis que vous êtes jeunes, et en vieillissant nourrir votre mécontentement de toute la vitalité de la joie et d'une immense affection, alors cette flamme du mécontentement aura une portée extraordinaire, car elle bâtira, elle créera, elle fera naître des choses nouvelles.
Mais il faut pour cela que vous receviez une éducation adéquate, qui n'est pas celle qui vous prépare simplement à décrocher un emploi ou à gravir l'échelle du succés, mais une éducation qui vous aide à penser et qui vous donne de l'espace - pas sous forme d'une chambre plus vaste ou d'un toit plus haut, mais un espace où votre esprit puisse croître sans être entravé par une quelconque croyance ni une quelconque peur.
Krishnamurti - le sens du bonheur
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UNE FAMILLE D ARBRES

C'est après avoir traversé une plaine brûlée du soleil que je les rencontre.
Ils ne demeurent pas au bord de la route, à cause du bruit. Ils habitent les champs incultes, sur une source comme des oiseaux seuls.
De loin ils semblent impénétrables. Dès que j'approche, leurs troncs se desserrent. Ils m'accueillent avec prudence. Je peux me reposer, me rafraichir, mais je devine qu'ils m'observent et se défient.
Ils vivent en famille, les plus âgés au milieu, et les petits, ceux dont les premières feuilles viennent de naître, un peu partout, sans jamais s'écarter.
Ils mettent longtemps à mourir, et ils gardent les morts debout jusqu'à la chute en poussière.
Ils se flattent de leurs longues branches pour s'assurer qu'ils sont tous là, comme les aveugles. Ils gesticulent de colère, si le vent s'essouffle à les déraciner. Mais entre eux aucune dispute. Ils ne murmurent que d'accord.
Je sens qu'ils doivent être ma vraie famille. J'oublierai vite l'autre. Ces arbres m'adopteront peu à peu, et pour le mériter, j'apprends ce qu'il faut savoir :
Je sais déjà regarder les nuages qui passent.
Je sais aussi rester à ma place.
Et je sais presque me taire.
Jules RENARD
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voici une adresse pour les amoureux de la planète, des arbres et des animaux :
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