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Choisir sa langue

mercredi 22 juin 2011

Unissons-nous dans l'espoir et l'action pour sauver notre monde

Un arbre, un souhait pour la planète


"On peut comparer l'humanité à un cancer de la Terre, qui détruisant sa vie s'éteindrait avec elle.
De l'opinion des meilleurs experts il ne nous reste que très peu de temps pour une possible guérison : le rétablissement de l'harmonie "habitant-habitacle".
Green Bodhgaya se propose de concourir à cette possible guérison par le changement des mentalités issu des souhaits et prières et par une action concrète, exemplaire et éducative de guérison : la reforestation."

mercredi 8 juin 2011

Quand le fric et la débauche gouvernent le monde au mépris du bon sens !

[Allemagne : Basse-Saxe] L'origine de la bactérie ? Les gaz de schistes ?



YannB le Lun 6 Juin - 22:09


.Une des pistes envisagées de la "bactérie du concombre" serait les Gaz de Schistes...


[...]Hypothèse « folle »


Le professeur français André Picot, toxicologue de haute volée, suggère dans une interview (lire ci-dessous) une autre explication, dont il dit lui-même qu'elle est « folle ». Il se demande si les forages concernant les gaz de schiste qui viennent de commencer en Basse-Saxe n'ont pas quelque chose à voir avec cette épidémie.


Il est vrai qu'il a créé une association (ATC) à la frontière entre toxicologie et chimie et qu'il vient de publier un rapport sur les gaz de schiste, où il explique ce que dégage leur extraction et pourquoi il existe des pluies d'oiseaux morts.


Trois questions à André Picot, toxicochimiste, directeur honoraire au CNRS


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Croyez-vous que la contamination soit due à un légume, concombre ou autre ?


Il n'y a pas que les aliments qui soient toxiques. La bactérie tueuse Eceh est une bactérie commune qui n'est pas pathogène, que l'on trouve partout et qui peuple nos intestins. Elle est d'ailleurs éliminée par eux et se retrouve dans les selles, donc dans le sol et dans l'eau. Et la contamination par le sol et par l'eau est aussi importante que par les légumes et les fruits. De plus, il peut s'agir d'une mutation de la bactérie qui n'a pas été encore détectée et qui multiplie par deux le risque pathogène. La mutation peut être due à la présence d'antibiotiques ou à l'irradiation.

Pensez-vous à une autre hypothèse sur l'origine de la contamination ?


Une théorie folle pour laquelle je n'ai aucune preuve. Le foyer de départ semble être la région de Hambourg. Or l'Allemagne, où Exxon Mobil détient des baux sur 750 000 hectares dans le bassin inférieur de la Saxe (Basse-Saxe), commence à y extraire du gaz de schiste. On sait que ces forages rejettent de grandes quantités d'eau en surface qui, si elle n'est pas traitée convenablement avant de se retrouver dans l'environnement, peut générer des pollutions conduisant à des problèmes sanitaires. Et, contrairement aux Américains, les Allemands n'utilisent pas de biocides. Ceux-ci sont des pesticides à usage non agricole dont la substance active exerce une action contre les organismes vivants dits « nuisibles » (1). Nous avons des collègues qui suivent ce type d'actualité allemande, notamment en Pologne.


Nous vivons théoriquement dans un monde très aseptisé. La chaîne du froid fonctionne bien, et les risques de contamination sont limités.


Qui peut réfléchir et proposer des solutions à ce type de problèmes ?


Des microbiologistes, pas des chimistes. Si on analyse l'eau issue des fractures, on s'aperçoit qu'elle sort très acide et que, au fur et à mesure qu'elle remonte, des bactéries remontent aussi. Mais on peut aussi les neutraliser. Les plus capables dans ce domaine sont les gens de l'Institut Pasteur et les Américains.


(1) Il existe une directive communautaire (98/8/CE) sur la mise sur le marché des produits biocides et l'harmonisation de la réglementation des États.

A suivre de près, cette histoire de bactéries...


Retour d'expérience en Amérique du Nord :



Les schistes non conventionnels y sont déjà exploités depuis plus de 15 ans par la technique de fracturation hydraulique. Le documentaire "GASLAND" récemment nominé aux oscars nous permet de découvrir les destructions irrémédiables causées à la ressource en eau souterraine et à l'environnement par la mise en oeuvre de cette technique :


1- Injection de 15 000 m3 d'eau par fracturation, obturation du puit et explosion d'une charge explosive au fond. à la moyenne de 10 explosions par puit, cela représente la consommation annuelle de 2750 habitants, et 5000 rotations de camions citernes.

2- Ajout de 1%, soit 150 000 litres d'additifs hautement toxiques (plus de 600 identifiés dont fuel, gazole, acides, esthers de glycol et benzène mutagènes, etc...). 50 % de ces additifs resteront dans le sol.

3 - remontées de ces produits dans les nappes phréatiques par les failles anciennes et créées par les explosions


4 - poches de gaz libéré qui se créent dans les nappes phréatiques et les sols par les failles et par les fuites dans le tubage au passage des nappes

5 - pollution des nappes phréatiques (-300 m) par la remontée d'arsenic naturel fossile (- 2000 m) par le phénomène de fracturation


6 - Dans tous les cas, la dépollution de la nappe phréatique pour permettre de la consommer à nouveau est de l'ordre de quelques siècles à plusieurs millénaires.

7 - Circulation en surface de 250 poids lours par forage.


8 - Pollution atmosphérique par dégazage et brumisation des liquides de fracturation pour qu'ils s'évaporent et pour ne pas avoir à les retraiter pour les exploitant. Ces liquides sont généralement hautement radioactifs après leur mise en contact avec les éléments profonds du sol (source enquête New York Times).

Au Canada, la population a obtenu une interdiction de ces forages destructeurs pour 3 ans, quand trois états des USA ont dores et déjà interdit toute exploitation de gaz de schiste sur leur territoire pour 1 an.