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mardi 28 septembre 2010

Les 30 ans de la manade Jean Lafon

Manade
Article pris sur :http://www.ffcc.info/

Du Nom Commun féminin provençal « manado » francisé : ce que contient la main
(élevage)

... ce qu’elle peut contenir. Comme les brides de cinq chevaux que l’on peut diriger d’une main.

Par extension, a désigné un troupeau de chevaux ou de taureaux sauvages puis l’ensemble de l’élevage avec son personnel, ses amateurs, ses terres. Son propriétaire est le manadier* (ou la manadière).
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Je suis née avec cet amour dans le coeur : les chevaux blancs et les noirs taureaux de Camargue.

Rien n'a pu me faire oublier cet amour ; le monde camarguais m'a fait et me fera toujours rêver.

La course camarguaise n'est pas la corrida....... RIEN A VOIR !

Le cocardier (le taureau) est un animal rare donc précieux pour son manadier (son éleveur) ; il est un dieu pour l'aféciouna (le spectateur) donc son confort et sa santé sont étroitement surveillés.

Pour un grand nombre de gens du sud le taureau est comme un rêve... le grand cocardier nous entraîne dans un estrambord (la joie , la fête) qui peut être difficile à comprendre pour celui qui n'y adhère pas.

Le culte du taureau est dans nos gènes depuis l'antiquité, il s'est transmis de génération en génération et continuera à se transmettre tant que le taureau existera. De jeunes hommes (les raseteurs) risquent leur vie pour assouvir cette passion : affronter l'animal cornu.

Le manadier est un homme qui a concrétisé au maximum cette passion : en achetant des vaches, des étalons, en louant ou achetant des terres pour les élever et les amener à la gloire dans les arènes. C'est un chemin de passion, difficile mais, au combien, enthousiasmant.

Un métier qui vous confronte à la nature, aux aléas de cette nature où l'on apprend la patience, la persévérance, l'humilité. Une belle leçon de vie !

De nos jours l'être humain s'éloigne de la nature (nos enfants sont des robots qui ignorent totalement ce qu'est la terre ; ils sont devenus des consommateurs bien conditionnés à acheter ce qu'on leur impose par la publicité, la mode, etc...Ce qui fait les choux gras d'une poignée de milliardaires imbéciles et prétentieux, incapables de voir au-delà de leur nombril et de leur porte monnaie, de leur petite apparence aussi clinquante soit-elle !!!!
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Je vous propose donc un diaporama effectué lors d'une manifestation en l'honneur d'un homme, de sa passion, de ses taureaux, de sa fille qui poursuit son travail, des amateurs sans qui rien n'existerait : les 30 ans de la Manade Jean Lafon dans les arènes de St Génies des Mourgues (Hérault).


Des songes heureux pour ensemencer les siècles...


Sachez que la Création ne nous appartient pas, mais que nous sommes ses enfants.
Gardez-vous de toute arrogance car les arbres et toutes les créatures sont également enfants de la Création.
Vivez avec légèreté sans jamais outrager l’eau, le souffle ou la lumière.
Et si vous prélevez de la vie pour votre vie, ayez de la gratitude.
Lorsque vous immolez un animal, sachez que c’est la vie qui se donne à la vie et que rien ne soit dilapidé de ce don.
Sachez établir la mesure de toute chose.
Ne faites point de bruit inutile, ne tuez pas sans nécessité ou par divertissement.
Sachez que les arbres et le vent se délectent de la mélodie qu’ensemble ils enfantent, et l’oiseau, porté par le souffle, est un messager du ciel autant que la terre.
Soyez très éveillés lorsque le soleil illumine vos sentiers et lorsque la nuit vous rassemble, ayez confiance en elle, car si vous n’avez ni haine ni ennemi, elle vous conduira sans dommage, sur ses pirogues de silence, jusqu’aux rives de l’aurore.
Que le temps et l’âge ne vous accablent pas, car ils vous préparent à d’autres naissances, et dans vos jours amoindris, si votre vie fut juste, il naîtra de nouveaux songes heureux, pour ensemencer les siècles.


Pierre Rabhi, Extrait du Recours à la Terre, Terre du ciel, 1995
Il y a quelques vérités spirituelles de base que tous les peuples doivent suivre pour pouvoir, diriger leur vie dans leur propre religion, leur propre chemin spirituel.

Ce qui est créé par Dieu est sacré. Tout ce qui est créé par l'homme ne l'est pas. La Terre a été créée par Dieu aussi elle est sacrée.

Les ressources et les richesses de cette Terre ont été créées par Dieu : elles sont sacrées. Les animaux, les plantes, l'air, l'eau sont tous créés par Dieu ; ils sont sacrés.

Les grands groupes, les systèmes économiques, la bourse, la complexité moderne et les structures politiques ont été faites par l'homme pour servir ses intérêts ; ils ne sont pas sacrés. Une poignée de gens peut ainsi amasser des biens matériels pendant que beaucoup de gens souffrent. De grandes quantités de formes de vie disparaissent aussi à cause de ces mêmes personnes. Ils peuvent continuer sur les chemins de la destruction pour le pouvoir et le profit jusqu'à ce qu'eux-mêmes ne puissent plus survivre sur leur propre tas d'ordures laissant par la même occasion derrière eux une planète inhabitable pour les générations futures.

La Terre de Dieu se purifiera et se guérira d'elle-même.

Ce n'est pas à nous de décider qu'une forme de vie est plus sacrée qu'une autre. Nous devons apprendre à vivre sans dépenser plus que ce dont nous avons besoin. Prendre la vie d'un animal n'est pas pire ou meilleur que de prendre la vie d'un arbre ou de n'importe qu'elle autre plante.


Archie Fire Lame Deer

lundi 27 septembre 2010

L'interdiction de la corrida, un pas vers la civilisation

Merci Monsieur Matthieu Ricard !!!

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Vendredi 06 août 2010

En votant pour l’interdiction des corridas, les parlementaires catalans ont déclenché un débat d’ampleur nationale en Espagne. Les défenseurs de la corrida cherchent à faire valoir deux arguments : la tauromachie est une tradition culturelle, elle serait en outre un art. Mais tuer n’est pas un art, et torture n’est pas culture.

Jugeons-en par nous-mêmes en passant en revue ses différentes étapes.* Le taureau est d’abord « préparé ». On raccourcit ses cornes en les sciant à vif, ce qui est aussi douloureux que d’avoir une dent sciée sans anesthésie. On en refaçonne les pointes en les polissant ou en les enduisant de résine. En modifiant la longueur des cornes on fait en sorte que le coup de tête donné par l’animal perde de sa précision et manque sa cible. Le taureau est ensuite transporté parfois pendant 20 heures dans un container étroit sans eau ni nourriture, ce qui l’affaiblit et le déshydrate. Il arrive qu’il en meure. Avant la corrida, on n’hésite pas à lui administrer des tranquillisants et à lui injecter de la vaseline dans les yeux, on insère des aiguilles dans ses testicules et des coins de bois entre ses onglons, on lui donne aussi des coups de planches sur l’échine et les reins en veillant à ne pas laisser de marques.

Vient ensuite la corrida elle-même. Les picadors à cheval enfoncent profondément des piques dans le corps du taureau pour couper les muscles de son cou et les ligaments de sa nuque et ainsi l’empêcher de relever la tête et de donner des coups de cornes de bas en haut. L’opération est répétée une demi-douzaine de fois. Les artères intercostales sont souvent tranchées. Il s’agit d’affaiblir l’animal en lui faisant perdre la moitié de son volume sanguin, soit 7 litres. Simultanément, on l’incite à courir et se fatiguer le plus possible. On le voit alors ouvrir la bouche car il manque d’oxygène.

A présent intervient la pose des banderilles. Tranchantes comme des lames de rasoir et terminées par un harpon, elles sont plantées dans le dos du taureau pour évacuer son sang et éviter qu’il ne meure trop tôt d’une hémorragie interne causée par le travail du picador.

Le matador enfonce ensuite une épée de 85cm dans le garrot de l’animal épuisé. Souvent la lame déclenche une hémorragie interne ou alors déchire un poumon. Dans ce dernier cas, le taureau vomit son sang et meurt asphyxié. Sinon, le matador répète l’opération. Il utilise une petite épée qui est plantée entre les deux cornes de l’animal auquel il lacère le cerveau. Puis il achève le taureau avec un poignard planté à plusieurs reprises dans sa nuque et lui sectionne la moelle épinière. Mais le taureau est robuste et, une fois sur trois, il est encore vivant lorsque l’attelage de mules le traîne hors de l’arène.

Voilà pour l’art. Voilà pour la culture.

Il y a quelques années, le directeur des arènes de Nîmes affirmait à propos du taureau: “Dans l’arène, rien ne prouve qu’il souffre.”

Voilà pour la bonne foi.

Le philosophe Francis Wolff, quant à lui, a déclaré que « la corrida est porteuse d’une éthique cohérente et respectueuse des taureaux », et que son interdiction constituait « non seulement une grande perte culturelle et esthétique, mais aussi une perte morale. »**

Voilà pour la morale.

Selon Alain Renaut, un autre philosophe, la corrida représenterait « la soumission de la nature brute (c’est-à-dire de la violence) au libre-arbitre humain, une victoire de la liberté sur la nature. »

Quelle liberté? Celle de tuer?

Le torero Vicente Barrera déclarait ces jours-ci à propos de la tauromachie : « Si l’Etat espagnol reconnaît qu’elle est un art, son interdiction serait aussi absurde que celle d’une peinture que certaines personnes n’apprécieraient pas. »

Suffirait-il de déclarer qu’une activité est un « art » pour étouffer toute objection d’ordre moral, et ignorer l’interdit de faire volontairement souffrir un être vivant qui n’a pas commis le moindre tort ? Si tel était le cas, un tireur d’élite et un maître de l’Inquisition du Moyen Âge seraient de grands artistes, à en juger par leur maîtrise de l’art de tuer et de torturer.

Les aficionados ont annoncé que si la corrida était interdite dans toute l’Espagne, ils porteraient plainte pour atteinte au droit de travailler, droit fondamental inscrit dans la constitution espagnole. Encore faudrait-il que ce travail ne nuise pas à d’autres. Sinon, un tueur à gages, qui vit de son métier, pourrait se prévaloir de ce même droit.

Cette célébration de la domination de l’homme sur la nature, la volonté de présenter la tauromachie comme un art, les considérations économiques associées, la revendication d’une tradition ne sont que des arguments spécieux, non fondés en raison et qui bafouent les valeurs humaines fondamentales. Seules l’ignorance de la souffrance infligée et la cynique arrogance de certains hommes peuvent les conduire à s’octroyer le droit de disposer de la vie d’autres êtres vivants pour manger, s’enrichir, s’amuser, faire du sport, se divertir, le tout avec «art » et au nom de la tradition. Mais cet art est celui de la cruauté et la tradition sa perpétuation.

« Là où coule le sang, l’art est impossible », écrivait le grand peintre Eugène Delacroix.***

A quand l’interdiction en France et dans toute l’Espagne ? Cela montrerait qu’il ne s’agit pas de manipulations politiques, mais simplement d’humanité.

* L’explication détaillée figure dans l’excellent ouvrage de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Ethique animale, PUF, 2008.

** Colloque sur Ethique et esthétique de la corrida, ENS, 16-17 décembre, 2005.

*** Cité par Elisabeth de Fontenay, dans “Sur le droit à martyriser et à mettre à mort publiquement un animal”, Revue Semestrielle de Droit Animalier – RSDA 2/2009

(publié par Le Figaro, 4 Août 2010, sous le titre : TRIBUNE - “Matthieu Ricard, le moine bouddhiste interprète français du dalaï-lama, prend part au débat sur la tauromachie").

vendredi 24 septembre 2010

Etonnant ! non ?

Les mangeurs de viande vivent dans le mensonge.
Article original : Meat Eaters Live a lie by Live Science Staff, published on July 17th 2008.

Alors qu’un énorme steak juteux est peut-être un nirvana culinaire pour beaucoup, votre goût pour le bœuf pourrait bien dépendre de vos attentes en la matière plutôt qu’être basé sur la réalité.

Partant de la supposition que la viande est associée avec le pouvoir social dans l’esprit de beaucoup de gens, des chercheurs ont noté des participants sur une étude permettant de quantifier le poids du pouvoir social dans la décision de manger de la viande. Le but étant de déterminer les perceptions culturelles attachées à la consommation de viande.
Ainsi, les chercheurs ont dit aux participants qu’ils goûteraient soit un sandwich à la saucisse de bœuf, soit un sandwich végétarien. Vous pouvez deviner la suite.

Bien entendu les chercheurs ont utilisé un des plus anciens outils des sciences sociales : ils ont menti.

Des participants ont eu ce qu’on leur avait promis, d’autres ont mangé sans le savoir l’autre type de sandwich. Puis, ils ont répondu à un questionnaire sur leur appréciation de la nourriture qui leur avait été servie.

« Comparés à ceux qui ont mangé le sandwich au bœuf,  les participants qui ont mangé l’alternative végétarienne n’en ont pas moins bien noté le goût et l’arôme », écrivent les scientifiques dans le numéro d’août du Journal of Consumer Research. « Cela démontre que l’appréciation des participants sur ce qu’ils mangent est influencée par ce qu’ils croient avoir mangé et aussi par les valeurs que chacun associe à sa nourriture. »

Cette étude fut effectuée par Michael W. Allen à l’université de Sydney, par Richa Gupta de l’université de Nashville et par Arnaud Monnier de l’Institut Nationale Supérieur de Formation Agro-alimentaire (INSFA) de Rennes. Un deuxième test effectué avec une boisson gazeuse connue et une autre vendue sous la marque d’une enseigne apporta des résultats similaires.

D’autres études ont démontré le même parti pris gustatif de nos papilles. Par exemple, l’année dernière des scientifiques ont trouvé que la couleur du jus d’orange agit sur la perception des gens quant à son goût.

Un exemple classique sur la capacité des gens à se mentir est celui de l’étude de 2004 sur Coca-Cola et Pepsi-Cola. Elle mit en évidence que, dans les tests à l’aveugle, les participants n’ont pas de préférence pour l’une ou l’autre boisson. Mais quand on leur annonçait que le verre qu’ils buvaient contenait du Coca, ils affirmaient dans 75 % des cas que le verre de Coca-Cola avait le meilleur goût alors que dans ce cas les deux verres contenaient la même boisson.

lundi 20 septembre 2010

LouPic et l'Hortus


La légende du pic Saint-Loup


Le pic Saint-Loup tient son nom d'une légende d'amour médiévale. Trois frères, Loup, Guiral et Clair, tous amoureux de la belle Bertrade, partirent en croisade sans savoir lequel d'entre eux elle choisirait comme époux.

Au retour de Terre sainte, la bien-aimée avait trépassé. Désespérés, ils décidèrent de vivre en ermites au sommet de trois pitons voisins. Celui sur lequel vivait Guiral devint le mont Saint-Guiral. Il est situé près du mont Aigoual et son dôme granitique culmine à 1 366 mètres. Celui sur lequel vivait Clair fut nommé le mont Saint-Clair (175 mètres, c'est à ses pieds qu'est bâtie la ville de Sète). Installé sur le pic auquel il donnera son nom, Thieri Loup mourut le dernier. Comme ses deux frères, il avait allumé tous les 19 mars de sa vie un feu en la mémoire de sa bien aimée

jeudi 2 septembre 2010

ETRE JEUNE

La jeunesse n'est pas une période de la vie,
 elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,
 une qualité de l'imagination, une intensité émotive,
 une victoire du courage sur la timidité,
 du goût de l'aventure sur l'amour du confort.


On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années :
 On devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.


Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.


Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.
Il demande comme l'enfant insatiable : et après ?
Il défie les évènements, et trouve de la joie au jeu de la vie.


Vous êtes aussi jeune que votre foi.
 Aussi vieux que votre doute
 Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
 Aussi jeune que votre espoir.
 Aussi vieux que votre abattement.


Vous resterez jeune, ceci tant que vous resterez réceptif.
 Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
 Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.
 Si, un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme
 et rongé par le cynisme.....


Puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.


Samuel Ullmann