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Choisir sa langue

mardi 23 juin 2009

AUX ARBRES CITOYENS ! AUX CHAMPS CITOYENS !

Les champs d'OGM qui essayent de recouvrir la terre veulent devenir la pensée unique de la Nature,
comme la culture du colza ou du maïs au service des multinationales,
de la spéculation financière et des industriels de l'agriculture.
Quand les multinationales auront pris en main plus de 50% de l'alimentation mondiale, on verra s'éteindre petit à petit et définitivement le statut de paysan.
Pourrez-vous encore avoir un petit potager personnel sans être taxé ?
On ne mangera presque plus que de la bouffe industrielle.
La plupart des ménages posséderont un High Tech dans sa cuisine pour produire des repas de type Mac Do....
L'arme alimentaire sera au service d'enjeux géopolitiques, qui appauvrit les pauvres et enrichit les riches.

La diversité aura disparu,
les maladies animales (genre prion) et végétales se répandront comme la peste,
les industries chimiques et pharmaceutiques vendront des toxiques ou des vacccins pour enrayer les épidémies et les hommes trinqueront à l'oubli.
Il restera quelques espaces très chers, comme des "zoo" de la Nature, qu'on viendra visiter le dimanche ou pour les plus fortunés des safaris "nature" d'une semaine.
On trouvera cela trés rétro, mais si joli...
L'expansion du modèle de l'agro business, avec son cocktail de mécanisation, d'herbicides,
de pesticides, d'engrais chimiques et d'irrigation intensive, nous conduits aux nappes phréatiques polluées ;
et à l'épuisement des sols du à la monoculture entre autres.
Et nos petits cancers du foie et du pancréas qui sont en marche depuis quelques dizaines d'années,
les mettrons nous sous l'arbre du Noël de nos amis ?

Produire oui : mais pour produire mieux et plus sain. Reprendre les rênes de sa vie, de son environnement et de son alimentation, c'est devenu une ré-appropriation sociale et politique.

Il faut faire vite et bien avant que la Terre ne soit homogénéisée.

Benoit Magnat

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La créativité ne consiste pas simplement à peindre des tableaux et à écrire des poèmes - ce qui est bien, mais reste minime en soi. L'important est d'être mécontent de fond en comble car ce mécontentement global est le début de l'initiative qui devient créative à mesure qu'elle mûrit ; et c'est la seule manière de découvrir ce qu'est la vérité, ce qu'est Dieu, car Dieu n'est autre que l'état créatif.

Il faut donc éprouver ce mécontentement total, mais dans la joie - comprenez-vous ? Il faut être complétement mécontent, sans se plaindre, mais avec joie, avec gaieté, avec amour. La plupart des mécontents sont mortellement ennuyeux : ils se plaignent sans cesse du manque de justesse de telle ou telle chose, ou bien ils souhaiteraient avoir une meilleure situation, ou bien ils voudraient que les circonstances soient autres, car leur mécontentement reste très superficiel.

Quant à ceux qui ne sont pas du tout mécontents, ils sont déjà morts.

Si vous pouvez être en révolte tandis que vous êtes jeunes, et en vieillissant nourrir votre mécontentement de toute la vitalité de la joie et d'une immense affection, alors cette flamme du mécontentement aura une portée extraordinaire, car elle bâtira, elle créera, elle fera naître des choses nouvelles.

Mais il faut pour cela que vous receviez une éducation adéquate, qui n'est pas celle qui vous prépare simplement à décrocher un emploi ou à gravir l'échelle du succés, mais une éducation qui vous aide à penser et qui vous donne de l'espace - pas sous forme d'une chambre plus vaste ou d'un toit plus haut, mais un espace où votre esprit puisse croître sans être entravé par une quelconque croyance ni une quelconque peur.

Krishnamurti - le sens du bonheur
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UNE FAMILLE D ARBRES


C'est après avoir traversé une plaine brûlée du soleil que je les rencontre.

Ils ne demeurent pas au bord de la route, à cause du bruit. Ils habitent les champs incultes, sur une source comme des oiseaux seuls.

De loin ils semblent impénétrables. Dès que j'approche, leurs troncs se desserrent. Ils m'accueillent avec prudence. Je peux me reposer, me rafraichir, mais je devine qu'ils m'observent et se défient.

Ils vivent en famille, les plus âgés au milieu, et les petits, ceux dont les premières feuilles viennent de naître, un peu partout, sans jamais s'écarter.

Ils mettent longtemps à mourir, et ils gardent les morts debout jusqu'à la chute en poussière.

Ils se flattent de leurs longues branches pour s'assurer qu'ils sont tous là, comme les aveugles. Ils gesticulent de colère, si le vent s'essouffle à les déraciner. Mais entre eux aucune dispute. Ils ne murmurent que d'accord.

Je sens qu'ils doivent être ma vraie famille. J'oublierai vite l'autre. Ces arbres m'adopteront peu à peu, et pour le mériter, j'apprends ce qu'il faut savoir :

Je sais déjà regarder les nuages qui passent.

Je sais aussi rester à ma place.

Et je sais presque me taire.

Jules RENARD
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voici une adresse pour les amoureux de la planète, des arbres et des animaux :
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dimanche 21 juin 2009

Dénali Park - Alaska


Mont Mc Kinley - Alaska




Là où sont mes pieds, je suis à ma place !



vendredi 19 juin 2009


"Rien ne peut être vendu. Cette terre nous ne pouvons pas la vendre car elle ne nous apppartient pas. Nous ne pouvons pas vendre la vie des animaux et des hommes. Pourquoi ne pas vendre l'air ou la mer immense ?"
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LA TERRE

La terre est notre véritable mère.
Mais la terre est silencieuse, elle n'a pas la parole comme les animaux et les êtres humains.
Les animaux ont leur langage, les oiseaux ont leur langage.
Les arbres même, semblent parler lorsque le vent tourmente leur feuillage
mais la terre qui enfante toute créature reste silencieuse.
Elle ne se plaint pas, elle ne pleure pas,
alors certains pensent qu'elle n'est qu'une matière sans vie.
Ces gens font erreur
car comment ce qui est mort peut-il donner ce qui est vivant ?

Mais nous savons tous que la terre n'a pas été ce qu'elle est aujourd'hui.
Nos grands-parents parlent d'un temps où les arbres étaient abondants, les troupeaux étaient nombreux et les pluies abondantes abreuvaient la terre et les récoltes.

La terre nourrit les plantes, les plantes nourrissent les animaux et les humains, mais qui va nourrir la terre ?
C'est le paysan qui doit le faire car on ne peut pas demander à la terre la nourriture sans jamais la nourrir, elle s'épuiserait.
Donc le paysan a le devoir de nourrir la terre comme une mère.
Mais comment va-t-il la nourrir ?
Avec de la poudre vendue dans des sacs ?
Beaucoup de paysans ont constaté qu'avec la poudre la terre se déssèche et que les plantes sont brûlées.
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Les paysans ont jugés que la terre était leur mère
et qu'à une mère on ne donne pas n'importe quelle nourriture
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Car nous devons traiter la terre comme nous-même puisque c'est l'être qui nous permet d'exister. Car la terre, les animaux et les humains sont liés. Mais ils ne pourraient pas vivre sans l'air, l'eau, la chaleur, la lumière.
Si un seul de ces biens manquait, la vie ne pourrait pas être.
Si l'air nous manquait quelques courts instants, nous mourrions,
si l'eau nous manquait quelques jours, nous mourrions,
si la nourriture nous manquait nous mourrions.

Pour que la vie puisse durer, il faut donc de la terre, de l'eau, de l'air, de la chaleur et de la lumière.
Chaque plante et chaque animal ont les mêmes besoins.
Et la terre que nous croyons inerte a besoin d'eau, de nourriture, de chaleur mais ce que nous savons à présent c'est qu'elle a aussi besoin d'air.

Nous sommes venus vous enseigner comment préparer la nourriture de la terre et nous sommes heureux de vous faire savoir ce que nous avons nous-même appris et dont nous avons tiré de grands avantages.
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Et lorsque vous serez vous-mêmes satisfaits,
vous pourrez enseigner à d'autres pays qui enseigneront à d'autres et ainsi, une chaîne de bienfaits sera constituée.
pour le bien de la terre et des êtres humains, mais aussi des animaux, car eux aussi nous aident à vivre de leur chair, leur lait, leurs oeufs, leur travail.

Et il nous faut les respecter car nous sommes tous les fils et les filles de la terre mère.

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Pierre RABHI

Race qui frappes et lapides,
Je te plains ! Je plains vos poings stupides,
D'affreux clous et de marteaux pleins !
Vous persécutez pêle-mêle
Le mal, le bien, la griffe et l'aile,
Chasseurs sans but, bourreaux sans yeux !
Vous clouez de vos mains mal sûres
Les hiboux au seuil des masures,
Et Christ sur la porte des cieux !
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Victor HUGO - Les contemplations -

mercredi 17 juin 2009


"Nous respirons tous un seul air, nous buvons tous une seule eau, nous vivons tous sur une seule terre. Nous devons tous la protéger."
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Raoni - chef amazonien

MERCI


Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même.
Quand tu te lèves le matin, remercie pour la lumière du jour, pour ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre.
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Je ne sais pas pour vous ; quant à moi, j'oublie souvent de dire merci. Je me laisse écraser par les soucis quotidiens et je ne vois plus la beauté et le miracle de la vie!!!

lundi 15 juin 2009

Que dire ? si ce n'est : MERCI !


1 et 2 : Nuages lenticulaires


Coucher de soleil dans les Everglades


Pennsylvanie


Chaque pas fait sur la Terre devrait être reconnu comme une prière.

dimanche 14 juin 2009

Juste un peu d'amour sur cette terre !


J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exhauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
O sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux ;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit.

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaigner la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !

Victor Hugo

samedi 13 juin 2009


Si je ne brûle pas
Si tu ne brûles pas
Si nous ne brûlons pas
Comment les ténèbres
Deviendront-elles clarté ?
Nazim HIKMET


Celui-là est bien mort qui ne sent pas au coeur quelque douce saveur d'amour. Et que vaut la vie sans l'amour ?

Puisse Dieu m'aimez assez pour ne pas me laisser vivre un jour ni un mois si je n'ai plus le désir d'aimer.

Joie de la fleur et joie de moi et joie plus grande encore de ma dame. De tous côtés, la joie m'enchaîne.

Bernard de Ventadour

vendredi 12 juin 2009

arc en ciel
altostratus
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Garde ton amour éternel,
L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme ?
Dieu ne retire rien du ciel,
Ne retire rien de ton âme.
Victor HUGO - les contemplations -

mardi 9 juin 2009

La Terre nous en apprend plus long sur nous que les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'Homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle. Mais, pour l'atteindre, il lui faut un outil. Il lui faut un rabot, ou une charrue. Le paysan, dans son labour, arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu'il dégage est universelle.

Antoine de St Exepury - Terre des Hommes -

Périgord - Vallée de la Vézère - Grotte de Font de Gaume -

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Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours ;
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.
Lamartine - Le vallon -

mardi 2 juin 2009

Le cercle


Tout ce que fait un indien il le fait dans un cercle.........

Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde.

Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et, tant qu'il ne fut pas brisé, notre peuple a prospéré.

Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle.

Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut.

Ainsi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit.

lundi 1 juin 2009

Bonjour à tous ceux qui parcourent ce blog ; aujourd'hui, je vais faire un peu long mais je crois que ce texte en vaut la peine.
J'ai retrouvé, dans les affaires de mes parents aujourd'hui décédés, un papier plié en huit, jauni, à l'écriture comme à l'ancien temps, une belle écriture, et j'ai lu.
Je l'ai gardé et je désire le partager avec vous ; il est tellement d'actualité que ce soit dans nos couples mais également d'humain à humain, d'humain envers toutes les créatures.

Je pense qu'il s'agit du sermon d'un pasteur protestant lors d'un mariage, celui de mes parents, peut être ?

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"L'Amour ne cherche pas son propre intérêt, il ne fait rien de malhonnête et ne peut chercher à faire souffrir celui qui en est l'objet.

L'élément le plus élevé dans l'amour est le facteur spirituel, le mariage est plus qu'un lien physique, plus qu'un simple contrat légal ; sa signification est plus profonde. Il embrasse l'âme et l'esprit ; pas le corps seulement, mais pas davantage l'esprit et l'âme sans le corps.
C'est l'harmonie parfaite des espoirs, des sentiments et des idéaux de deux êtres. C'est l'union voulue de Dieu pour nous, qui a dit "Ils deviendront une même chair"
Un mariage vrai est dans un monde à part. Tout ce qui n'est pas lui est dans un autre monde ; ces deux mondes différent l'un de l'autre comme la lumière des ténèbres.
Savez-vous que l'amour est une affaire extrèmement sérieuse ; je vous demande d'y regarder à deux fois avant de briser la vie de deux êtres jeunes et qui s'aiment.

Qu'est-ce que le flirt ?
Flirter c'est prêter attention ou solliciter et agréer des avances que l'on ne prend pas au sérieux. C'est employer notre pouvoir, notre charme, pour captiver, conquérir et allumer chez autrui une passion à laquelle on n'a pas l'intention de répondre.
Si le mal qui en résulte n'atteignait que soi-même, la question ne serait pas si grave, mais une autre vie en est atteinte. Ce qui pour vous ne signifie rien est tout pour la jeune fille ou le jeune homme avec l'amour duquel vous badinez. Vous jouez avec le feu qui embrasera et détruira autrui. Votre coeur indifférent ne se soucie pas de l'avenir de celui avec qui vous plaisantez.
Le cri de l'indépendance signifie souvent : Je ne tolérerai d'intervention ni de Dieu, ni des hommes ! Mes désirs, mes buts d'abord.

En vérité, aucun de nous n'est libre complètement, jamais nous n'atteindrons l'indépendance totale vis à vis de Dieu ou des hommes. Nul homme ne vit pour lui-même et celui qui recherche son bonheur personnel ne l'atteindra jamais. Nous n'échappons pas aux responsabilités, rien ne le prouve plus clairement que nos relations sociales, affaires d'amour, fiancailles et mariage.

Nos émotions ne doivent pas prendre le pas sur notre jugement. La raison doit contrôler nos émotions jusqu'à ce quelle soit convaincue que nous osons nous y livrer. Elle dit : cet homme ou cette femme est-il bien celui que je désire comme compagnon de ma vie ? Avant de permettre à mon coeur l'abandon, avant d'essayer de gagner son affection, je dois être absolument certain qu'il est, ou qu'elle est, bien celui qu'il me faut.

Il est juste, en une certaine mesure, de chercher le bonheur dans le mariage, il n'y aurait pas d'union véritable si cet élément n'existait pas car le bonheur de l'autre dépend du nôtre et cependant il y a toujours la soif intense de bonheur, de bien être, pour celui que vous attendez comme compagon de votre vie.
Ceci me semble l'élément le plus décisif de la question. L'amour vrai ne peut vivre pour lui-même. Il s'élance pour donner et donner encore, il a soif de partager tout avec celui qui en est l'objet. L'Amour donne toujours, et pardonne, il a toujours les mains ouvertes, il donne, car c'est le privilège de l'amour de donner et donner encore.

L'amour se donne lui-même, et s'il n'est pas donné
Ni le génie, ni la beauté, ni l'esprit
Ni tout l'or du monde, ni les joyaux du ciel
Ne seraient assez riches pour le procurer.

11 décembre 1942
signature illisible.