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Choisir sa langue

samedi 25 avril 2009

Où sont les Pequots aujourd'hui ? Où sont les Narragansetts, les Mohawks, les Pokanokets et toutes les tribus autrefois puissantes ?
Elles ont disparu devant la rapacité et l'oppression de l'homme blanc, comme la neige devant un soleil d'été.

Tecumseh, chef Shawnee



Femme étoile

vendredi 24 avril 2009



Je peux me rappeler l'époque où les bisons étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, mais les Wasichus (les blancs) les on tués tant et tant qu'il ne reste que des carcasses là où ils venaient paître auparavant.

Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger ; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois, ils ne les dépeçaient même pas ; ils ne prenaient que les langues et j'ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langues de bison séchées. Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Parfois, ils ne prenaient même pas les langues ; ils les tuaient simplement pour le plaisir de tuer.

Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins.


Hehaka Sapa ou Black Elk


JUSTE POUR LE PLAISIR







jeudi 16 avril 2009

Je n'ai que la rage de vivre.
UN CHEVAL CA NE SE MANGE PAS !!!!!!!!

A quel moment avons-nous perdu notre âme d'enfant ? Que nous puissions dévorer le compagnon qui nous accompagne dans les tâches quotidiennes depuis des milliers d'années.



"Le jour viendra peut-être où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n'auraient jamais pu être refusés à ses membres autrement que par la main de la tyrannie.


Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau n'est en rien une raison pour qu'un être humain soit abandonné sans recours au caprice d'un bourreau. On reconnaîtra peut-être un jour que le nombre de pattes, la pilosité de la peau, ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort.


Et quel autre critère devrait marquer la ligne infranchissable ? Est-ce la faculté de raisonner, ou peut-être celle de discourir ?

Mais un cheval ou un chien adultes sont des animaux incomparablement plus rationnels, et aussi plus causants, qu'un enfant d'un jour, ou d'une semaine, ou même d'un mois.


Mais s'ils ne l'étaient pas, qu'est-ce que cela changerait ? La question n'est pas : Peuvent-ils raisonner ? ni : Peuvent-ils parler ? Mais : Peuvent-ils souffrir ?"


Jéremy BENTHAM (1748/1832)

dimanche 12 avril 2009


Notre maison est le reflet de ce que nous sommes intérieurement.

La Terre est notre maison ; aujourd'hui elle va mal : son eau est polluée, ses forces vives (minéraux, pétrole, gaz, forêts...) lui sont ôtées par des extractions abusives et une sur-exploitation insensée ; ses animaux sont exploités, maltraités, exterminés.
L'être humain va mal : sexualité débridée, dénaturée (viols, pédophilie, exploitation sexuelle des enfants, des femmes, des pauvres) d'où : sida ; culte de la personnalité qui conduit les plus fragiles à prendre pour modèle des êtres nuls, pauvres en esprit, sans aucune profondeur ni aucune éthique ni moralité ; l'égoïsme se généralise , la vie devient de plus en plus vide de sens, d'amour et de générosité. La misère spirituelle est générale.... Bref, l'humanité s'enfonce dans un enfer qui se répand comme une maladie et prend possession de tous.

Nous abandonnons notre maison comme nous nous abandonnons nous-mêmes aux ténèbres ; nous ne sauverons la Terre que si nous nous sauvons d'abord intérieurement. En ce jour de Pâques, prenons conscience du message que Jésus est venu nous délivrer (en dehors de toute religion !!!)
: aimez-vous comme je vous ai aimé.

Aimer c'est prendre soin : de Soi, des Autres. Aimer c'est permettre à la Beauté de chacun de s'exprimer , de rejaillir sur le monde extérieur.

Aimer c'est partager, c'est être en joie du bonheur des autres et l'on ne peut se réjouir pour l'autre que si l'on est conscient de notre divinité intérieure, du Boudha en Soi, du Christ en devenir ; de notre humanité perfectible à l'infini. Jésus nous a aimé jusqu'à donner sa vie pour nous montrer le Chemin : l'AMOUR.



Nous devons traverser les ténèbres pour parvenir à la Lumière ; c'est le nouveau défi de l'Humanité : après avoir goûté à tous les plaisirs, en avoir expérimenté les limites et les dangers, l'humanité reviendra vers la compréhension de sa destinée et alors la Terre refleurira.




vendredi 10 avril 2009


Les animaux ont-ils des droits ? Sans aucun doute si les hommes en ont.


"Vivre sa propre vie, réaliser sa propre personnalité, tel est le but moral le plus élevé de l'homme et de l'animal ensemble ; et il est difficile de mettre en doute le fait que les animaux possèdent eux aussi le sentiment de leur individualité."

Aprés l'émancipation des esclaves, puis celle des femmes, viendra un jour prochain le tour des animaux, tant il est vrai que "la risée d'une génération peut devenir la préoccupation de celle qui suit".
C'est là une nécessité qu'on pourrait dire inscrite dans le "sens de l'histoire". Car avec la grande révolution de 1789, ce sentiment d'humanité qui n'était ressenti jusqu'alors que par un homme, peut être, sur un million, commence à se développer peu à peu et à se manifester comme un trait essentiel de la démocratie.
Henri SALT (1851/1939) humaniste britannique

mercredi 8 avril 2009

La nichée sous le portail



...
Les cathédrales sont belles
Et hautes sous le ciel bleu ;
Mais le nid des hirondelles
Est l'édifice de Dieu.


Victor HUGO (les contemplations)

Poussière d'âme

Les oiseaux
Sont de la poussière d'âme.
Le nid que l'oiseau bâtit
Si petit
Est une chose profonde ;
L'oeuf ôté de la forêt
Manquerait
A l'équilibre du monde.
Victor HUGO (Chanson des oiseaux)

De la cruauté de l'homme


"Qui n'attache pas de prix à la vie, ne la mérite pas"

On verra sur terre des créatures se combattre sans trêve, avec de très grandes pertes et morts fréquentes des deux côtés. Leur malice ne connaîtra point de bornes ; dans les immenses forêts du monde, leurs membres sauvages abattront au niveau du sol, un nombre d'arbres considérable. Une fois repus de nourriture, ils voudront assouvir leur désir d'infliger la mort, l'affliction, la terreur et le bannissement à toute chose vivante.

A cause de leur superbe, ils voudront s'élever vers le ciel, mais le poids excessif de leurs membres les retiendra en bas.

Rien ne subsistera sur terre ou sous terre ou dans les eaux, qui ne soit poursuivi ou molesté ou détruit et ce qui est dans un pays sera emporté dans un autre ; et leurs propres corps deviendront la sépulture et le conduit de tous les corps vivants qu'ils ont tués.

O Terre ! que tardes-tu à t'ouvrir et à les engouffrer dans les profondes crevasses de tes grandes abîmes et de tes cavernes, et ne plus montrer à la face des cieux un monstre aussi sauvage et implacable ?


Léonard de Vinci (Les Prophéties)

mardi 7 avril 2009


Mon Peuple est rare, il ressemble aux arbres épars d'une plaine balayée par la tempête...Il fut un temps où notre peuple couvrait cette terre comme les vagues d'une mer agitée couvrent le sol pavé de coquillages. Mais ce temps est bien passé et la grandeur des tribus n'est plus qu'un souvenir funèbre...

Pour nous, les cendres de nos ancêtres sont sacrées et l'emplacement où ils reposent, une terre sanctiffiée.........

Quand le dernier homme rouge aura péri, et que le souvenir de ma tribu sera devenu un mythe chez les hommes blancs, les rivages seront couverts des morts invisibles de ma tribu ; et quand les enfants de vos enfants se croiront seuls dans leurs champs, leurs boutiques, ou le silence d'un bois sans chemin, ils ne seront pas seuls... La nuit, quand les rues de vos villes seront silencieuses et que vous les croirez désertes, ils se presseront avec la foule des revenants qui les habitaient.


Puisse-t-il être juste et traiter mon peuple avec égards, car les morts ne sont pas impuissants ! Morts, ai-je dit ? Mais il n'y a pas de mort ! Seulement un changement de monde.

En 1885 le chef Seattle renonçait à ses terres - il prononça ces paroles qui soulignent l'inflexible cruauté de notre race qui domine et détruit toute vie sur cette terre ; jusqu'au jour où elle sera elle aussi détruite par sa propre arrogance ou sa convoitise sans limite !!!

lundi 6 avril 2009

Quand tu voudras gravir la montagne abrupte,
Le souffle te manquera,
Mais une fois au sommet,
Tu entendras dans les rochers crier les aigles,
Tu seras presque un aigle toi-même,
Tu seras comme à nouveau né,
Tu te sentiras libre, tu sentiras
Qu'en bas la perte n'est pas trop grande.

Heinrich Heine

dimanche 5 avril 2009