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Choisir sa langue

vendredi 26 février 2010

Lecture...

L'humanité disparaîtra, bon débarras ! est un essai d'humour écologique noir... Notre avenir est aussi bouché que celui des dinosaures ! Yves Paccalet assume sa rage et nous met face à nos responsabilités dans la destruction de notre planète, face à notre propre perte. L'espèce humaine est condamnée à l'extinction pour une raison simple : elle provoque des changements irréversibles de son environnement, aussi destructeurs que ceux des météorites des ères Primaire et Secondaire, qui anéantirent 80 % des espèces...


Yves Paccalet, né en Savoie en 1945, philosophe, écrivain, naturaliste de renom, est l'auteur de deux encyclopédies et d'une vingtaine de livres. Il publie des romans, des essais, des livres illustrés, et collabore à de nombreuses revues. Parmi ses dernières parutions, on compte : La France des légendes (Flammarion, 2002), Mystères et légendes de la mer (Arthaud, 2004), L'École de la nature (Hoëbeke, 2004), Extrême Sud (Arthaud, 2005) et Forêts de légende (Flammarion, 2005).


Extrait du livre :
J'ai essayé de me cramponner à mes espérances écologiques, telle la moule à son rocher pendant une tempête de force dix. Je voyais bien que les biotopes étaient de plus en plus pollués, les mers pillées, les forêts dévastées, les marais asséchés, les montagnes bétonnées, la biodiversité ruinée, l'esprit de la Terre bafoué, souillé, violé, assassiné. Je continuais de sourire pour ne pas avoir à en pleurer.


Pendant trente ans j'ai entretenu des illusions -pour les autres comme pour moi-même. J'ai tenté de dénicher des raisons de garder confiance en l'homme; de continuer à croire en son futur. J'en ai même rajouté dans le registre béat. J'ai proclamé que tout est possible, y compris le meilleur. «L'espèce humaine, ai-je argumenté, est sensible, sociable, solidaire et généreuse. Elle a un gros cerveau et un coeur. Elle est intelligente et créatrice. Sa science et sa morale la sauveront. La gravité de la situation apparaît à tout le monde : par conséquent, les remèdes seront administrés. La prise de conscience écologique s'effectue, le consommateur change : les décideurs (le politicien, l'industriel, vous et moi) ne peuvent qu'en tenir compte. Au pis, l'éducation permettra aux jeunes générations de finir le travail que les anciennes ont négligé.»
Voilà trente ans que je m'efforce de croire à ce dis­cours ou à cette utopie, et d'en persuader les autres. Mais le temps a dissous mes ultimes espérances. Pour résumer, je suis excédé. J'en ai assez de jouer les don Quichotte en bataille contre les raffineries de pétrole et les centrales nucléaires (les moulins à vent m'auraient mieux convenu : l'énergie éolienne est propre et renouvelable). Je suis écoeuré des paroles généreuses qui s'envolent et des textes lucides qu'aucun acte ne conclut. Je suis fatigué des bonnes décisions qui s'enlisent dans les sables mouvants des passe-droits, des coups de bourse et des profits illicites. J'en ai par-dessus la tête des projets subtils que l'avidité de quelques-uns tue dans l'oeuf ou étouffe à la naissance. J'en ai marre de la perpétuelle dictature des intérêts individuels, familiaux, corporatistes, religieux, communautaires ou natio­naux; du je-m'en-foutisme et de l'hypocrisie; de la bassesse ordinaire; de l'égoïsme général (je me range, évidemment, sous l'adjectif «général»). J'en ai ma claque des promesses la main sur la poitrine, dont on sait qu'elles n'engagent que les imbéciles qui les croient.

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Une saga de la vie, depuis le Big Bang jusqu'au XXIe siècle où l'on voit apparaître la matière et l'énergie, puis les molécules, les étoiles, le système solaire, la Terre et la vie. Où l'on observe les espèces évoluer, depuis les simples bactéries des origines jusqu'à l'homme et aux OGM en passant par les invertébrés, les requins primitifs, les dinosaures, les mammouths, les grands singes et nos aïeux les plus proches : les australopithèques... La Terre a déjà connu plusieurs grandes extinctions : sommes-nous sur le point de subir la prochaine ? Yves Paccalet tente de répondre aux questions essentielles de la science et de la philosophie : d'où vient l'univers ? D'où vient la vie ? D'où vient l'homme ? Quel est notre avenir ?

jeudi 25 février 2010

Lecture...


Ce roman est comme une robe de peau finement tannée et brodée de rangs de perles de différentes couleurs, telle celle qu'a tissée Lydia Wing Soldier, l'une des héroïnes, en répliquant une robe de cérémonie de sa tribu qui se languit au Field Museum de Chicago.



Constitué d'un savant et chatoyant entrelac de chapitres, comme des perles multicolores, DANSEUR D'HERBE est un roman-sortilège, histoire aux multiples visages d'une tribu indienne à travers le 20 e siècle.

Un extraît :

Je rêve de cet endroit où la North Platte rencontre le fleuve Laramie, un lieu appartenant aux soldats, aux traités, aux convois d'immigrants. Je n'y suis jamais allée autrement qu'en songe, mais je reconnais cependant Fort Laramie. J'ai entendu dire qu'au printemps cette région est une vaste étendue d'herbes-aux-bisons luxuriante alors que dans mon rêve le sol est d'une blancheur cadavérique. Je chemine dans un champ de... de quoi ? Mes jambes se fraient un passage à travers de hautes tiges de papier parcheminé avachi, déchiqueté, en lambeaux, moisson sinistre surgie du sol crayeux. La mort fait entendre ses craquements sous mes mocassins. L'herbe a disparu, et avec elle les fleurs champêtres et la fine dentelle des ailes des papillons, les sauterelles dodues, les trembles de Fremont, le vif gravelot à double collier. A perte de vue (mon regard fouille l'horizon dans toutes les directions), le papier se répand volant à la surface du sol comme un incontrôlable feu de prairie. Je veux fuir ce cauchemar. Je regarde à mes pieds et remarque que chacun de mes pas laisse une empreinte d'herbe pâle, sèche et racornie qui s'efforce de pousser. Ma présence ici n'est pas sans raison, dis-je au vent qui cingle le papier, menace de l'arracher à ces plaintes blanches. Je suis la voix anxieuse de l'herbe...

Lecture...

Extrait : j'ai décidé que le temps était venu d'écrire, de mettre en mots mon testament personnel, non pas parce que j'ai l'intention de mourir, mais parce que j'ai l'intention de vivre. Ceci est la 23e année que je passe en prison pour un crime que je n'ai pas commis. J'ai un peu plus de cinquante-quatre ans aujourd'hui. Je suis donc ici depuis l'âge de 31 ans. .. L'espérance de vie d'un Indien étant de 45 ans aux Etats Unis, on m'a dit que je devrais vivre deux vies, plus 7 années pour voir le jour de ma libération, fixée en 2041. J'aurai alors 97 ans. Je ne crois pas que j'irais jusque là. Ma vie est une souffrance qui n'en finit pas. J'ai l'impression d'avoir passé cent vies en prison. C'est peut-être le cas. Mais je suis prêt à en passer des milliers d'autres pour le bien de mon peuple. Si mon emprisonnement ne faisait qu'informer un public ignorant des terribles conditions que les Indiens et les autres peuples autochtones connaissent encore dans le monde aujourd'hui, alors ma souffrance aurait et continuerait d'avoir un but.
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En 1875, un chef cheyenne demanda au président Grant de lui faire présent de 1000 femmes blanches à marier à mille de ses guerriers afin de favoriser l'intégration. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace à travers les carnets intimes d'une de ces femmes blanches, May Dodd, les aventures dans les terres sauvages de l'Ouest de ces femmes recrutées pour la plupart dans les prisons ou les asiles psychiatriques. C'est à la fois un magnifique portrait de femme qu'il nous offre ainsi, un chant d'amour pour le peuple indien, et une condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d'alors.

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Charging Elk est à Marseille, c’est Décembre et il est isolé dans ce nouveau monde. Un Indien d’Amérique, à Marseille, en cette fin d’année 1889, c’est comme un martien fraîchement débarqué sur la place de la Concorde ce matin. Ils ne seront que quelques-uns à vouloir l’aider, de façon concrète, symbolique ou seulement dans ses fantasmes d’espérance.

mardi 23 février 2010

IMAGINE......


Imagine qu'il n'y ait pas de paradis
Essaie c'est facile
Pas d'enfer sous nos pieds et au dessus juste le ciel

Imagine que tout le monde vive l'instant présent
Imagine un monde sans pays
Ce n'est pas difficile
Rien à défendre en tuant ou en donnant sa vie
Même pas de religion
Imagine que le monde vive en Paix...

Tu me prends peut être pour un rêveur
Je ne suis pas le seul pourtant
J'espère qu'un jour tu nous rejoindras
Et le monde sera un

Imagine un monde sans possession
Serait-ce possible ?
Plus d'avides, plus d'affamés
Une grande famille humaine

Imagine que tous les êtres se partagent le monde entier
Tu me prends peut être pour un rêveur ?
Je ne suis pas seul pourtant...

John LENNON
Traduction trouvée dans le livre "la vie est à nous" du Dalaï Lama et de Fabien Ouaki

jeudi 18 février 2010

Aux arbres

Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme !
Au gré des envieux la foule loue et blâme ;
Vous me connaissez , vous ! - vous m'avez vu souvent,
Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.
Vous le savez, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, m'occupent tout un jour.
La contemplation m'emplit le coeur d'amour.
Vous m'avez vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l'esprit à la nature,
Questionner tout bas vos rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Pensif, le front baissé, l'oeil dans l'herbe profonde,
L'étude d'un atome et l'étude du monde.
Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,
Arbres, vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu.
Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches,
Nids dont le vent au loin sème les plumes blanches,
Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux,
Vous savez que je suis calme et pur comme vous.
Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s'élance,
Et je suis plein d'oubli comme vous de silence !
La haine sur mon nom répand en vain son fiel ;
Toujours, - je vous atteste, ô bois aimés du ciel ! -
J'ai chassé loin de moi toute pensée amère,
Et mon coeur est encore tel que le fit ma mère !

Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,
Je vous aime, et vous, lierre au seuil des antres sourds,
Ravins où l'on entend filtrer les sources vives,
Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives !
Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime !
Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparait,
Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,
Forêt ! c'est dans votre ombre et dans votre mystère,
C'est sous votre branchage auguste et solitaire,
Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,
Et que je veux dormir quand je m'endormirai.

Victor Hugo
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Ces arbres sont tous des héraultais !
Femme Etoile

mercredi 17 février 2010

Un paysan ? C'est quoi ? (suite)


Bien sûr, la terre sans l'eau ne peut pas nous nourrir
car l'eau est aussi une nourriture pour la terre comme pour nous-mêmes,
les animaux et les plantes.
Et lorsque nous avons de l'eau et de la terre, cela est un privilège.
Mais la terre et l'eau sans le courage du paysan ne peuvent pas donner de nourriture.
Notre travail est indispensable. Et si nous avons la terre, l'eau et le courage,
sans les semences nous ne pouvons pas nous nourrir.
Il faut donc de la terre, de l'eau des semences et du courage
pour que nous puissions être nourris.
Toutes ces conditions sont nécessaires.

Pierre Rabhi
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lundi 15 février 2010

Avez-vous remarqué combien nous sommes sensibles à la présence des arbres ?




Lorsqu'on se promène dans la nature on se sent parfois fragile (surtout avec la multiplications des agressions) ; la présence d'un arbre nous rassure car notre premier reflexe en cas de danger serait de grimper dans cet arbre (est-ce le souvenir de nos lointains ancètres qui vivaient dans les arbres ?) ; par contre dans une forêt épaisse la présence nombreuse d'arbres nous étouffe, nous ne voyons pas où nous allons et nous ne voyons pas venir les choses.


L'arbre est un compagnon de longue date : il nous rassure, nous protège mais parfois nous fait peur. Nous l'utilisons depuis les origines de la civilisation avec plus ou moins de bonheur. Aujourd'hui, avec les moyens techniques qui sont les nôtres, nous l'exterminons et pire nous l'avons réduit en esclavage, comme pour les animaux, nous faisons de l'élevage d'arbres. Vous direz que cela vaut mieux que de détruire les forêts naturelles (mais, malheureusement, ceci n'empêche pas cela!) !!!


Comme une armée de gloutons dévastateurs, l'humanité a détruit la plupart des forêts originelles


et nous transformons sans  scrupules ni remords ces forêts à la richesse irremplaçable et méconnue en meubles de jardins, en clôtures, etc... Pire nous détruisons pour cela tous les peuples qui vivent dans ces forêts ; pas grave n'est ce pas messieurs les chefs gloutons, ce ne sont que des sauvages !


L'homme a-t-il tellement peur de la nature ?

Femme Etoile
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La plus haute sagesse est celle du coeur.

Devant lui, l'univers se fait à la fois humble et protecteur et les étoiles se mettent à prier.
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Un paysan ? c'est quoi ? (suite)


Nous ouvrons la terre avec nos outils et nous lui confions les semences,
pour qu'elle les couve, les nourrisse et prépare les récoltes.
Si la pluie ou l'eau de nos puits ont été suffisants,
nous avons de bonnes récoltes et nous sommes satisfaits et tranquilles,
Si la pluie a manqué
les récoltes sont insuffisantes et nous sommes malheureux et inquiets
car il peut même se faire que nous ne récoltions rien
et que la faim nous tourmente et nous transforme
en mendiants quêtant un peu de nourriture pour survivre.


Mais nous savons tous que la terre n'a pas été ce qu'elle est aujourd'hui.
Nos grands parents parlent d'un temps où les arbres étaient abondants,
les troupeaux étaient nombreux et les pluies abondantes abreuvaient la terre et les récoltes.
Les villages remplissaient les greniers et étaient heureux.
Du temps de nos parents, la pluie a beaucoup diminué
et la sécheresse est devenue de plus en plus forte.
Les arbres ont eu soif et beaucoup sont morts.
Les plantes sont mortes en grand nombre
et les animaux, ne pouvant plus se nourrir ni s'abreuver sont morts en grand nombre aussi.
Les êtres humains ont perdu leurs troupeaux
et la terre ne les a plus nourris et beaucoup sont morts.
La terre dénudée s'est trouvée sans protection
et les pluies et le vent se sont mis à la décharner,
elle a maigri et elle a souffert.
Ses mamelles se sont taries et depuis  ce temps, elle est faible et malade
et nous constatons qu'elle a de plus en plus de difficultés à nous nourrir.


Et si nous ne faisons rien,
elle ne pourra plus nourrir nos enfants et nos petits enfants.

Pierre Rabhi - rencontre avec des paysans africains

samedi 13 février 2010

Chant Iroquois : Pieds nus sur la terre sacrée..

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Nous rendons grâces à notre mère la terre, qui nous soutient.
Nous rendons grâce aux rivières et aux ruisseaux qui nous donnent l'eau.
Nous rendons grâces à toutes les plantes qui nous donnent les remèdes contre nos maladies.
Nous rendons grâces au maïs et à ses soeurs les fèves et les courges, qui nous donnent la vie.
Nous rendons grâces aux haies et aux arbres qui nous donnent leurs fruits.
Nous rendons grâces au vent qui remue l'air et chasse les maladies.
Nous rendons grâces à la lune et aux étoiles qui nous ont donné leur clarté après le départ du soleil.
Nous rendons grâces à notre grand-père Hé-no, pour avoir protégé ses petits-enfants des sorcières et des reptiles, et nous avoir donné sa pluie.
Nous rendons grâces au Soleil qui a regardé la terre d'un oeil bienfaisant.
Enfin, nous rendons grâces au Grand Esprit en qui s'incarne toute bonté et qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants.

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Que signifie "mille ans" ou "hier" ? Que signifie "prés" ou "lointain" ?
Celui qui se tient calmement au centre de lui-même comprend l'illusion du temps, ses jeux d'ombres, sa fantasmagorie.
La ruse du temps consiste à nous faire croire qu'il s'échappe, alors qu'il revient sans cesse et ne quitte jamais le cercle.
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- Sagesse amérindienne -

Un paysan ? c'est quoi ?


Les paysans restent près de leur terre.
Ils savent qu'il y a des saisons, des moments où la pluie tombe et des moments où il fait sec,
des moments où il fait très chaud et des moments moins chaud.
Les paysans connaissent le vent, la poussière, les mauvaises récoltes
et les moments tranquilles où les greniers sont bien remplis,
mais toujours ils restent près de la terre.
Les paysans sont indispensables  et nous devons être fiers d'être des paysans.
Nous ne sommes pas des êtres humains inutiles,
nous sommes les êtres humains qui veillent sur la vie.
Parfois nos bras sont engourdis par le travail et notre corps est fatigué
mais c'est à cela que nous devons notre dignité.
Car tout homme qui ne peut satisfaire les besoins de sa vie par lui-même n'est pas libre.
Notre travail nous préserve de devenir des mendiants,
notre travail nous donne la liberté, que nous devons à la terre.
Sans la terre, aucun de nous ne serait vivant.
La terre a nourri nos pères et nos mères, leurs grands-parents
et ainsi de suite aussi loin que notre mémoire peut aller et bien plus loin que notre mémoire.
C'est à la terre que nous devons notre nourriture
et celle de nos enfants et petits enfants qui devront aussi leur vie à la terre et ainsi jusqu'au dernier être humain.
C'est elle qui nourrit les animaux et tous les animaux sauvages
C'est elle qui nourrit les arbres et toutes les plantes qui existent.
La terre est la mère universelle, elle est le bien suprême.
Sans elle, ni les plantes, ni les animaux, ni les humains ne pourraient exister.
Nous marchons sur la terre, nous nous reposons sur elle,
nous bâtissons nos maisons sur elle avec l'argile qu'elle nous donne
et lorsque nous mourrons elle nous recueillera en elle.
Les corps de tous nos ancêtres lui ont été rendus, elle est ensemencée de nos ancêtres.

Pierre Rabhi
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jeudi 11 février 2010

Dualité


Depuis les temps anciens, les Lakotas se sont toujours vus comme les gardiens de la Terre. Nous ne croyons pas que la Terre nous appartient, nous savons que nous appartenons à la Terre.

Nous savons, et cela a toujours été une part de nos enseignements, que toute chose et que tout être dans leur nature sont duels, positif et négatif, masculin et féminin. Cette dualité est présente dans chaque forme d'existence ; du plus simple atome à la plus grosse masse de matière de l'univers. Cette dualité existe aussi dans le Créateur.

Nous connaissons le Créateur comme masculin et féminin, mais nous avons pris l'habitude d'oublier la partie féminine du "Grand Mystère". Nous avons été si profondément influencés par la société en place que nous avons permis à nos tendances négatives d'aller de plus en plus loin dans le déséquilibre.

Dans toutes les histoires des civilisations qui  se sont engagées dans ces tendances et croyances de la société dominante, il y a des mythes, légendes et écritures religieuses qui décrivent Dieu comme purement masculin.Ils disent que Dieu a fait l'homme à son image et qu'ensuite il a fait la femme pour la donner à l'homme. Beaucoup de gens croient que se sont les femmes qui ont apporté le mal, la douleur et la souffrance de ce monde. Ils utilisent ceci comme une excuse non seulement pour dominer et contrôler la femme, mais aussi pour rabaisser tout ce qui est féminin en incluant bien sûr ma mère la Terre.

Ceci a conduit la vie à un monde dirigé par le cerveau gauche. La société révère les fonctions les plus masculines : mathématiques, science, stratégie militaire. Ils accordent beaucoup moins d'importance aux aspects féminins tels que l'intuition, une éducation plaçant les enfants au dessus de toutes les autre priorités ainsi qu'un comportement harmonieux.

Nous, Lakotas, reconnaissons la dualité masculin/féminin dans le Créateur. Notre Pipe Sacrée nous a été apportée par une femme. Nos cérémonies sacrées nous ont été données par une femme. Intérieurement, nous ne ressentons pas que notre aspect masculin est menacé en honorant le féminin.
Parce que nous honorons l'énergie féminine, nous sommes capables de respecter notre mère la Terre.

Archie Fire Lame Deer

mercredi 10 février 2010

Le poète s'en va dans les champs


Le poète s'en va dans les champs ; il admire,
Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ;
Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
Celles qui  des paons même éclipseraient les queues,
Les petites fleurs d'or, les petites fleurs bleues,
Prennent, pour l'accueillir agitant leurs bouquets,
De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
Et, familièrement, car cela sied aux belles ;
- Tiens ! c'est notre amoureux qui passe ! disent-elles.
Et, pleins de jour et d'ombre et de confuses voix,
Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
L'orme au branchage noir, de mousse appesanti,
Comme les ulémas quand paraît le muphti,
Lui font de grands saluts et courbent jusqu'à terre,
Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
Contemplent de son front la sereine lueur,
Et murmurent tout bas : c'est lui ! c'est le rêveur.

Victor Hugo

mardi 9 février 2010


L'écologie est avant tout un changement de mentalité.
C'est là où la spiritualité intervient. Sans changement véritable de notre façon de penser rien n'est possible.

L'environnement est le reflet de ce que l'on porte en soi intérieurement.



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Terre Mère vue de la Lune

lundi 8 février 2010

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Un individu écoutant intensément un bruit qui l'intéresse, le craquement d'un arbre, la chute d'une cascade, le souffle d'un animal ou la plainte d'un homme, n'est pas un contemplatif perdu dans des abstractions mais un méditatif qui aime et souffre avec le monde, qui partage avec lui la nuit obscure et le plein soleil.
Il est l'adorateur du monde,
le fou d'amour qui écoute respirer l'univers à travers lui.
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- Sagesse amérindienne -

Questions à Yvan Beck


Est-ce qu'un animal ressent, sait qu'il va mourir ?

Y. Beck : Je pourrais parler de deux niveaux :

- si on prend les abattoirs par exemple, là il y a maintenant un grand nombre d'études qui ont démontré qu'effectivement la vache en attente dans une chaîne d'abattage, que ce soit par les vocalises, les libérations de certaines substances chimiques, est tout à fait consciente de la mort et elle l'exprime elle-même.
Donc la conscience de la mort existe bien dans le monde animal.

- En ce qui concerne l'euthanasie, je peux en parler car j'y suis confronté assez régulièrement, je pense qu'il y a autant de positions par rapport à la mort qu'il y a d'êtres, que ce soit chez les humains ou chez les animaux. Il y a des animaux qui savent qu'ils vont mourir certainement et qui s'y sont préparés et très souvent, il y a un transfert.
Si le maître n'est pas prêt à la séparation avec son compagnon, l'animal n'est pas prêt à partir non plus.

Et puis, à un niveau très pratique, au niveau des tibétains notamment, on a une série de pratiques qui sont les pratiques de transfert de conscience au moment de la mort, dans lesquelles effectivement, on peut accompagner un animal et l'aider à franchir l'étape du bardo (étape intermédiaire) pour espérer qu'il y ait une réincarnation suivante qui lui soit plus bénéfique.

Revenons un instant sur ce que peuvent ressentir les animaux. Est-ce qu'on peut dire qu'ils ont leur propre langage, conscience, leurs propres émotions ?

D. Chevassut : Oui, certainement,. J'ai moins l'expérience de la souffrance animale, mais il est évident que lorsqu'on accompagne un chien qui termine son existence, on voit effectivement cette souffrance, cette sensibilité qui est là et je crois que le bouddhisme peut faire beaucoup pour accompagner les animaux et prendre soin d'eux.

Y. Beck pouvez-vous nous parler un peu de ces démonstrations d'émotions des animaux ?

Y. Beck : Je pense d'abord, d'une façon générale que pour tout propriétaire d'animal, toute personne qui a ce lien avec une autre forme de vie, la question se pose peu. La facette visible de l'esprit, donc les pensées, les émotions, existe bien dans le monde animal. Elles sont exprimées différemment, avec moins de complexité, mais elles sont bien présentes. Il y a un nombre incalculable d'exemples qui sont donnés.

Pour terminer cet entretien, je dirais que la paix, la sagesse et la compassion sont les trois messages que nous a laissé le Bouddha.
Sans paix, on ne peut pas arriver à une certaine forme de sagesse ou de connaissance et la connaissance seule, si on ne l'intègre pas dans son coeur, ne peut pas s'exprimer sous forme de compassion. Et la compassion est vraiment à la fois, je dirais, la source et le fruit de tout le chemin bouddhiste.
Sans les animaux, le monde ne serait pas humain
Karine Lou Matignon

A travers leurs propres expériences, des chercheurs, des artistes, des aventuriers tentent dans cet ouvrage de redéfinir la place de l'homme en franchissant ce fossé qui nous a séparés de l'animal. Ils nous invitent, avec l'auteur à découvrir les mille manières dont on peut "communiquer" avec les bêtes et nous montrent comment grâce à leur enseignement, mieux comprendre notre propre condition.
Le bien-être animal
Elisabeth de Fontenay, Donald M.Broom

Destinée à un public de non-spécialistes, la collection a deux objectifs :
- expliquer les enjeux éthiques liés au sujet traité
- favoriser l'information du public et sa participation au débat dans son propre pays.

L'animal, l'homme, la vie
Yvan Beck

Y. Beck est docteur en médecine vétérinaire. Il écoute et observe le monde. De page en page se tisse une nouvelle vision du monde oàù se rétablissent les connexions du tout et de la partie. Où s'estompe l'illusion de la séparation. La reconstruction. Le livre est dédié à tout ce qui est.


vendredi 5 février 2010

"la civilisation est-elle une forme avancée de la barbarie ?"

Il faut d'abord définir le mot civilisation :
- civilisation par rapport à qui, par rapport à quoi ?

Si l'on définit ce mot par rapport au développement technologique, économique de nos sociétés modernes mis en opposition au développement des sociétés dites primitives, je crains que cette assertion soit justifiée car sous prétexte de notre "supériorité" nous avons massacré et réduit en esclavage les 3/4 de notre planète.......

Pire, l'orgueil généré par notre certitude d'appartenir à une race d'hommes supérieure par sa soi-disant intelligence, a créé des générations d'individus soumis à cette image dévalorisante d'eux-mêmes que nous leur avons imposée, et ainsi contribuer à les maintenir dans la misère car ils sont incapables de vivre selon nos critères mais empêchés ou interdits de vivre à leur façon.

A travers les informations de toutes origines, de tous horizons, de tous médias, les discours entendus, etc.., il ne me semble pas qu'une prise de conscience de notre vanité économico-technologique soit imminente. Et pourtant il est évident que notre société industrielle est à l'origine de la destruction écologique, morale et sociale de l'humanité et de la Terre.
Certes, nous avons développé un mode de vie dynamique , un confort matériel qui rend la vie facile mais ce système draine avec lui une grande misère ; misère que l'on cache soigneusement sous un vernis de bonnes intentions.
De beaux discours, de belles idées mais au final rien ne bouge et la misère continue de s'étendre.

"La pauvreté est le manque du superflu ; la misère est le manque du nécessaire" ST THOMAS

Nous nous donnons bonne conscience en faisant la charité, en donnant des aides aux pauvres de tous pays ; aides qui ne résolvent rien et aggravent le problème. Celui qui donne se maintient dans le Pouvoir mais celui qui reçoit reste dans la dépendance, dans la vision négative qu'il a de lui-même et devient de plus en plus pauvre.

Comment peut-on arrêter le rouleau compresseur qui écrase l'humanité sous une chappe de misère aussi bien matérielle que spirituelle et ce au niveau mondial.

Je ne suis pas une économiste ni une politicienne mais le vieux bon sens paysan qui coule dans mes veines me dit qu'un retour à la simplicité serait le bienvenu, du moins serait un premier pas vers une consommation plus respectueuse de l'Homme et de la Nature.

Faudra-t-il, pour y parvenir, que l'humanité sombre dans les profondeurs de l'enfer de la débauche, de la misère morale ?
Faudra-t-il que nous devenions des damnés pour réagir et réussir à redevenir ce que nous sommes : des ETRES HUMAINS.....responsables et attentifs aux autres.

Femme étoile

Dix choses que vous pouvez faire pour faire une différence

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  1.  Faire des prières de souhaits pour tous les êtres. Ceci peut aussi inclure la Terre, qui nous soutient et nous donne vie. Nous pouvons prier pour un monde plus harmonieux où les humains reconnaissent comment leurs actions ont nui à la Terre, et changent leur comportement.
  2. Lire, discuter et développer une compréhension des questions environnementales.
  3. Devenir végétarien ou tout au moins tendre vers une consommation de viande moins importante.
  4. Vivre la simplicité. Vivre aussi simplement que possible, sans possession qui ne soit nécessaire.
  5. Eduquer vos proches, amis, sur les valeurs humaines et environnementales.
  6. Pas de gaspi.
  7. User moins de papier. Quantités d'arbres ont été coupés, pour produire uniquement du papier.
  8. User moins de plastic. Il faut plus de 500 années au plastic pour se dégrader dans la nature. Même dégradé à une échelle microscopique le plastic est toujours présent dans la nature.
  9. Faire des choix sains. Planter des fleurs plutôt que d'en couper ; planter des arbres......
  10. Tourner l'interrupteur. Si vous voyez une lampe ou un appareil électrique allumé sans être utilisé, débranchez.
  11. A vous d'en trouver d'autres.............
Femme Etoile

Les émotions animales

de Karine Lou Matignon

Un superbe ouvrage plein d'émotions.
Connaissons-nous réellement les animaux ?
Ce sont des êtres sensibles, dotés d'une conscience, d'une intelligence, d'un langage et surtout d'émotions.
Tout comme les hommes, ils sont capables de ressentir, de manifester tout un panel d'états affectifs, qui va de la souffrance au plaisir, en passant par la peur, le bonheur, la jalousie, la tristesse, etc...
Dans un jeu où chacun se reconnaîtra, par le biais d'histoires bouleversantes, d'anecdotes et de réflexions personnelles, accompagnées de superbes photographies inédites, nous est racontée ici la très riche et intense vie des animaux.

C'est tout vu....

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"Nous voulons de l'herbe...des arbres...des fleurs...des sourires...des oiseaux...et toutes sortes d'animaux insolites ou familiers.
Nous voulons un air pur pour voir le Ciel avec ses Etoiles qui nous murmurent que la Vie existe forcément.
Nous voulons de l'eau pure comme du cristal afin d'épurer nos corps fourbus.
Nous voulons que la magie du vivant opère grâce au respect des Lois de la Nature.
Nous ne voulons pas qu'elle soit définitivement détrônée par un monstre absurde dénommé profit à tout prix."

jeudi 4 février 2010

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L'éducation que mes grands-parents m'ont donnée, s'est faite au travers des animaux : des vers de terre, des insectes, des poissons, des cerfs...
Mes animaux familiers étaient des hiboux, des chevreuils, des ratons-laveurs...Je les avais tout petits, ils grandissaient avec moi. Mon chien s'entendait très bien avec le raton-laveur.

Voilà comment j'ai appris à respecter les animaux ; chaque jour, mon grand-père me racontait des histoires. Il y a des milliers d'années, disait-il, les animaux communiquaient constamment avec l'homme.

Archie Fire Lame Deer

lundi 1 février 2010

Voici des idées de lecture ; ces livres nous invitent à la reflexion, à l'introspection .

Avons-nous tous les droits ?..........

Ne sommes nous pas capables d'être autre chose que des ultras prédateurs dénués de la moindre compassion !!!

Avons-nous un besoin vital de toute cette bouffe !!!

Femme Etoile
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