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Choisir sa langue

mardi 27 octobre 2009

Poème dédié à l'Indien

Fils de l'union sacrée du Ciel et de la Terre
A l'Amour et à la Liberté, indien tu m'invites
Homme libre dans un univers sans limites
Le bison, le cerf, l'aigle sont tous tes frères.
Paré de la splendide toison du bison
Les dents de l'ours alignées sur ta poitrine
Aux Forces de la vie tu danses dans un tourbillon
Sous le regard bienveillant de la Lune, divine.
Dans la pierre sacrée tu as taillé le calumet
Qu'en Hommage à Dieu avec toi je veux fumer
Homme harmonie, à la sagesse innée,
A l'être civilisé tu as tant à enseigner.
Longtemps encore raisonneront dans mon coeur
Le galop des poneys et tes chants de bonheur.
Indien farouche, gardien de l'âme de tes ancêtres,
Aussi belle et libre que toi, je veux être.


Femme étoile

le temps des vendanges

J'ai la chance d'être née et d'avoir grandi dans un petit village du Languedoc ; village mi-catholique, mi protestants doté de quelques irréductibles **réboussiers copains de deux ou trois braconniers ! Des viticulteurs, vivant de quelques hectares de vignes et de beaucoup d'amour pour leur terre et leur métier qui était plus un art de vivre qu'un travail ; leurs épouses qui oeuvraient, elles aussi dans les vignes, en plus de la maison, et puis le docteur, l'épicier, le bistroquet et les enfants....

A cette époque - que le temps pare de tous les atouts de la nostalgie - la vie coulait tranquille, saine, au rythme des saisons, de la pêche, de la chasse et des vendanges........ et n'oublions pas la messe ou le culte du dimanche.
Parlons en des vendanges, justement, elles viennent de passer, inaperçues, tristes, mécaniques. Pas de rires joyeux au milieu des ceps, pas de cris, pas de fardage de filles, rien que le bruit agaçant de la machine qui passe et repasse, jour et nuit, dans les rangées, frappant les souches pour en arracher les grains, comme si ces dernières étaient coupables de quelque crime. Je ne voudrais pas être un cep de vigne : empoisonné par des traitements de chocs, des désherbants, pour finalement terminer la saison par un match de boxe traumatisant.

Je me souviens encore du sentiment de délivrance de la souche que je ressentais après avoir délestés ses sarments de leurs grappes mûres et juteuses, picorant quelques grains, plus ou moins acides, au passage.

Les reins en compote, le dos raide et douloureux ne ternissaient pas le bonheur de travailler en groupe, la joie de rentrer la récolte, le résultat final du travail de toute une année. Nous étions encore des êtres humains, enracinés dans la terre, menant une vie pleine de saveurs, de simplicité, de communion ; nous étions heureux entre ciel et terre !

Les vendanges finies nous reprenions le chemin de l'école, poussés par nos parents à faire des études pour devenir des fonctionnaires, des employés de bureau ou encore mieux, chacun selon ses dispositions intellectuelles ; alors les paysans ont disparu, nous n'étions plus là pour les perpétuer : quelques rescapés sont devenus des exploitants de la terre ; les autres : des aigris bureautiques, des citadins qui tous les dimanches partent à la campagne à la recherche de leurs racines et de ces temps perdus au profil du confort, de "l'avoir" au lieu de "l'être".... de la solitude, de l'ennui, des regrets.
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** un réboussier est une personne qui agit ou parle à l'envers des autres bien souvent par pur plaisir de contradiction - personnage en général sympathique et attendrissant.
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Un petit coup de pouce et bien moins de souffrance....

www.levriers-co.fr

Le respect de la vie, le respect de la nature, le respect de l'animal, tout est à respecter car toute vie est sacrée, unique et irremplaçable ; le respect de toute vie mène au respect de l'homme.
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vendredi 23 octobre 2009

Inipi - Rite de purification

Blottie dans une hutte de saule, unique,
Enracinée dans notre Terre Mère,
Reliées aux forces cosmiques,
Notre égo et nos certitudes en fuite,
Femmes unies dans la prière,
Nues dans nos corps et nos âmes,
Nous honorons le don des pierres.
Inipi....

Par la chaleur qui me pénètre
Les éléments libérés m'entraînent.
Fleuve de lave d'un volcan en furie
Le sang court dans mes veines ; vie....
Il cogne fort à mes tempes
Ouvre la porte aux démons :
La peur, la souffrance, les émotions...
Je résiste. Je me contracte.
Je tiens trop à ma raison
Je la connais si bien
Et ne veux l'abandonner.
Quitter ma prison,
Accepter d'un peu mourir
Pour comprendre enfin
Ce qu'est vivre...

Cette vie qui, du fond de la création,
M'habite et chaque jour me construit.
Je ne suis pas celle que je crois ;
Pas aussi simple en tout cas.
En moi résident mille vies,
Endormies, victimes de l'oubli.
Je suis l'oiseau apprivoisant l'azur,
Le serpent souple et silencieux,
La roche que foule mes pas,
Le désert que l'eau n'atteint pas...
Terre ! Je suis un peu de toi
Mère ! Tellement vivante
Et je ne le savais pas.
Terre Mère tu m'héberges.
Terre Mère tu me nourris
De tes fruits et de ta beauté infinie.
Terre, un jour, une nuit,
Il me faudra te quitter
Abandonner ce que j'aurai construit
L'âme pleine seulement de ce que je suis.
Terre, Mère, je sens naître,
Grandir et vibrer en moi
Un chant d'amour inoui.
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Alors, dans cet instant magique,
Au Tout unie,
L'espace se dissout,
Le temps disparaît ;
Je ne suis plus
Qu'une parcelle d'Eternité.
Mère, Fille, Océan. Père. Ciel. Azur.
Infinie.....
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Femme étoile

Je dédie ce poème à cet homme : sioux, chaman, homme médecine que j'ai eu le bonheur, le privilège et l'honneur de rencontrer : Archie Fire Lame Deer
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jeudi 22 octobre 2009

"Si l'on m'apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier".

Martin Luther


Au secours............!!!!!!!!!!

http://www.deforestation-amazonie.org/
.Signons en masse cette pétition pour sauver ce qu'il reste de notre planéte, en l'occurence en Amazonie, afin qu'elle puisse se régénérer et revivre (et nous avec!)

un arbre, des arbres, une forêt.......

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http://www.wayanga.org/
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"Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille était sortis. Sur ces vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu'il y a d'impossible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n'y avait rien auparavant.

Je lui dis que, dans trente ans, ces dix milles chênes seraient magnifiques. Il me répondit très simplement que, si Dieu lui prêtait vie, dans trente ans, il en aurait planté tellement d'autres que ces dix mille seraient comme une goutte d'eau dans la mer".

L'homme qui plantait des arbres - Jean GIONO
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Le manger et le boire par Kalil Gibran

Puis un vieil homme, un aubergiste dit,
Parle-nous du Manger et du Boire. Et il dit :

Puissiez-vous vivre du parfum de la terre, et comme une plante être rassasié de lumière.
Mais comme vous devez tuer pour manger,
et dérober au nouveau-né le lait de sa mère pour étancher votre soif,
faites-en alors un acte d'adoration.

Et que votre table s'érige comme un autel
sur lequel le pur et l'innocent de la forêt et de la plaine sont sacrifiés
pour ce qui est plus pur et encore plus innocent en l'homme.

Lorsque vous tuez un animal, dites-lui en votre coeur :

"Par cette même puissance qui te donne la mort, je suis mis à mort également ; et je serai aussi dévoré.

Car la loi qui t'a livré entre mes mains me livrera à une main encore plus puissante.

Ton sang et mon sang ne sont autre que la sève qui nourrit l'arbre des cieux".

Et quand vous croquez une pomme à pleines dents, dites lui en votre coeur ;

"Tes graines vivront en mon corps,

Et les bourgeons de tes lendemains s'épanouiront dans mon coeur,

Et ton parfum sera mon haleine,

Et ensemble nous nous enchanterons en toutes saisons".

Et à l'automne, quand vous vendanger le raisin de votre vigne pour l'apporter au pressoir,

dites en votre coeur :

"Je suis aussi une vigne, et mes fruits seront récoltés pour être pressés,

Et comme un vin nouveau je serai conservé dans d'éternelles amphores".

Et en hiver, lorsque vous tirez le vin,

qu'il y ait en votre coeur un chant pour chaque coupe ;

Et qu'il y ait dans ce chant une pensée pour les jours d'automne,

et pour la vigne, et pour le pressoir.

Kalil Gibran - Le Prophète





dimanche 11 octobre 2009


Hier encore, dans la vigne, à côté de notre maison, chantait un perdreau, le chasseur impitoyable, aveugle à toute beauté, à toute vie autre que la sienne, est passé et le chant s'est tu à jamais !
Que faire : lui crier ma colère, c'est ce que j'ai fait mais : inutile ! lui expliquer, il ne comprendra pas et me rira au nez !
Que me reste-t-il comme solution : accepter, sans baisser les bras, et cultiver la compassion envers la victime et le bourreau.
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La paix est un état d'esprit indissolublement lié à l'amour.

Les êtres humains aiment tuer, soit les autres êtres humains, soit les animaux qu'il s'agisse d'un daim des forêts aux grands yeux inoffensifs, ou d'un tigre venant d'attaquer le bétail. On écrase délibérément un serpent sur la route, on prend au piège les loups ou les coyottes. Des gens très bien vêtus et très gais s'en vont avec leurs précieux fusils tuer des oiseaux qui, l'instant d'avant, chantaient encore. Un jeune garçon tue un geai bleu caquetant avec un revolver à plomb et parmi ses aînés, nul n'a le moindre mot de pitié, et personne ne le gronde ; tous , au contraire, le félicitent d'être si fin tireur.
Tuer au nom du soi-disant sport, au nom de son pays ou de la paix, ou pour la nourriture - il n'y a pas de grande différence entre tout cela.

Toute justification est vaine. Il n'est qu'une règle absolue ; ne jamais tuer.

Pour l'Occidental, les animaux n'existent qu'en fonction de son estomac, ou en vue du plaisir de tuer, ou simplement pour la fourrure qu'ils procurent. Et à l'Oriental, on enseigne depuis des siècles, à travers des générations, de ne pas tuer, d'avoir pitié et compassion envers les animaux. Ici les animaux n'ont pas d'âme, on peut les tuer impunément tandis que là-bas, ils en ont une, alors réflechissez et laissez votre coeur connaître l'amour.
Manger la chair des animaux est considéré dans toute une partie du monde comme normal et naturel, l'Eglise et la publicité nous y encouragent. Ailleurs il n'en est pas de même ; les gens réfléchis et religieux n'en mangent jamais, la tradition et la culture s'y opposent. Mais cela aussi est en train de s'effondrer.
En Occident, on a toujours tué au nom de Dieu et de la Patrie et il en est partout ainsi. La tuerie s'étend partout. Presque du jour au lendemain, les anciennes cultures sont balayées et l'efficience, la cruauté et tous les moyens de destruction sont soigneusement alimentés et renforcés.

La paix ne dépend ni de l'homme politique ni de l'homme d'Eglise non plus que de l'avocat ou du policier. La paix est un état d'esprit indissolublement lié à l'amour.

Commentaire sur la vie - J. Krishnamurti
En ce dimanche matin où la campagne retentit de coups de feu et où l'état de guerre est déclarée légalement, institutionnellement, traditionnellement, guerre à tout ce qui est vivant et comestible pour les gloutons que nous sommes, je donne la parole à un des plus grands penseurs de notre siècle.



"Comment vivre sur cette terre sans tuer ou faire souffrir un autre ?



Approfondir réellement cette question est un processus très, très sérieux. Quelle est la qualité d'amour qui répond à cette question ? Si vous aimez un autre être, êtes-vous prêt à le tuer ? Allez-vous tuer, à part ce dont vous avez besoin pour vous nourrir, des légumes, des noix, etc..., à part cela, allez-vous tuer ?

Approfondissez toutes ces questions et vivez avec, pour l'amour du ciel, ne vous contentez pas d'en parler.



Ce qui divise le monde, ce sont les idéaux, l'idéologie d'un groupe contre celle d'un autre, cette division apparemment éternelle entre l'homme et la femme, etc. On a essayé de jeter un pont avec la logique, la pensée, la raison, à l'aide de différentes institutions, fondations et organisations, et on n'a absolument pas réussi. C'est un fait. Le savoir n'a pas non plus résolu ce problème - le savoir dans le sens d'une expérience accumulée, etc. Et la pensée n'a certainement pas résolu ce problème.



Il n'y a donc qu'une possibilité pour sortir de là : découvrir ce qu'est l'amour.

L'amour n'est pas le désir, l'amour n'est pas la possession, l'amour n'est pas une activité égoïste, égocentrique - moi d'abord et toi après. Mais apparemment, cet amour n'a pas de signification pour la plupart des gens. Ils peuvent écrire des livres sur ce sujet, mais cela n'a pas de sens, alors ils essayent d'inventer cette qualité, ce parfum, ce feu, cette compassion. Et la compassion a sa propre intelligence, qui est l'intelligence suprême. Quand il y a cette intelligence née de la compassion, de l'amour, alors tous ces problèmes sont résolus simplement, tranquillement mais nous ne poursuivons jamais jusqu'à son terme.

Nous pouvons la poursuivre intellectuellement, verbalement, mais si vous le faites avec votre coeur, avec votre esprit, avec votre passion, alors la terre restera belle. Et il y a alors un grand sentiment de beauté en soi.



De la nature et de l'environnement - J. Krishnamurti

vendredi 9 octobre 2009

"Si je suis obligé de ne faire aucun mal à mon semblable, c'est moins parce qu'il est un être raisonnable que parce qu'il est un être sensible ; qualité qui étant commune à la bête et à l'homme, doit au moins donner à l'un le droit de ne pas être maltraité inutilement par l'autre"

J.Jacques Rousseau




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Arizona - The Wave" Nous devons apprendre à respecter la vie sous toutes ses formes : il ne faut détruire sans raison aucune de ces herbes, aucune de ses fleurs, aucun de ces animaux qui sont tous, eux aussi, des créatures de Dieu"
Théodore Monod
"Nous sommes possédés par nos possessions"
Théodore Monod


"Il faut faire passer l'Homme avant le profit, la croissance spirituelle avant le PNB"
Théodore Monod
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Ces paroles sont toujours d'actualité !
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